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CHAPITRE II

VULVO-VAGI NITE

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

La vulvo-vaginite esl le plus souvenl d'origine blennorrhagique. Mais il faut aussi compter, en dehors même de l'état puerpéral, avec les microbes septiques qui, associés ou non avec les microbes ■ de la putréfaction ou autres, venus du dehors, engendrent sans ■ doute ces vulvo-vaginites de cause exacore indécise, inais certainement non g onococciennes, que Comby a particulièrement étudiées ■ chez les petites filles. )|

La tuberculose engendre l'une des espèces du faux groupe de Vcsthioméne. Il est prouvé que la tuberculose vulvaire a pu suc-céder à des contaminations directes, par exemple à des lavages ; dans une cuvette où crachait un phtisique (cas de Bar, Gaucher,, Barthélémy).

Le bacille diphtéritique peut produire, à la vulve et dans le vagin, . ses fausses membranes caractéristiques.

Sous le nom de vulvite aphteuse, Parrot a décrit une affection i vulvaire, plus particulière au jeune âge, se rattachant aux fièvres i éruptives et le plus souvent à la rougeole.

Les vaginites liées aux fistules constituent, au point de vue élio-logique, une catégoiùe toute spéciale que nous avons déjà étudiée..

Enfin la gangrène de cause inflammatoire se rattache à l'infec-tion puerpérale, à la vulvite aphteuse, à la pustule maligne, aux. plaies infectées quelconques.

Nous renvoyons au chapitre I"'' pour toutes les notions reIatiA"es aux causes prédisposantes et aux modes de transport des germes^ .

Après avoir vécu de sa vie propre et engendré la métrite, la va-ginite est ordinairement entretenue par cette dernière lésion, sur* laquelle on devra donc concentrer les ell'orts de la thérapeutique. .

On désigne sous les noms de vaginite emplmsêmateme, pachyvaginiie • kystique, colpohijperplasie kystique (Winckel), emphysème vaginal (Ilerman), une affection assez rare du vagin, rencontrée ])lu> l)articuhèrement au cours de la grossesse, e( dont l'origine estasse/, discutée. L'inliltration gazeuse se ferait, d'après G. Buge, dans les mailles du tissu conjonctif et, d'après Chiari, dans les capillaires du système lyiiiphatique obturé par l'endothélium tuméfié. Nâcke

AN ATOM 1 E PATIIOLOGIQU E.

n ra.) i.onsf ..u il se produiL d'abord de petites fissures (lu vagin Pl m,e rair pénètre dans ces fissures dont les bords se rejoignent par asuile.Eppinger.Chenevière (3 cas) adoptent aussi la théorie de remphvsème. Schrôder, Herman croient qu'il y a décomposition de la sécrétion des follicules. Pour Zweifel, il y a simplement obturation de leur conduit excréteur. Eisenlohr et, après lui Klein, ont trouvé à la coupe de petits bacilles qui, cultivés sur 1 agar et la .gélatine, y développaient des gaz.

ÂiNATOMIE PATHOLOGIQUE

La vulvo-vaginite est aiguë ou chronique, bornée à la muqueuse ou étendue au tissu cellulaire voisin; cette dernière forme est très exceptionnelle, si l'on met à part le simple œdème de voisinage, a Y a également matière à difTérencier les variétés blennorrhagique, septique, aphteuse, diphtéritique, tuberculeuse, en s'appuyant à la' fois sur l'élément étiologique et sur les lésions.

Muqueuse

' Classification i anatomique ; V et

clinique

. . ulvo- / ^ vaginites^

Aiguë

Calarrliale.

^"l^ile Sénile.

( Catarrliale.

roninuej Vaginile<EmpliysémaLeuse.

' Sénile.

Plilegmoneuse

'gui;

( Chronique

, „. , j A T (Diffus.

Phlegmon des grandes lèvres j (.1^^.^^^^^^.;^

I Périvaginite disséquante, k Gangrène de la vulve et du vagin.

Classification étiologique, anatomique et

clinique

BIcnn orrhagique.

Septique

n , , i Ulcéreuse.

I Puerpérale jj3ip,jtg^„.,.d3

, Érysipéle de la vulve.

Vulvo- j Aphteuse, vaginitiles k,p,^^.^j^iq^3

Tuberculose fulvo-vaginalo.

Tuberculeuse'.

Formes bénignes

Formes malignes

I Tuberculose vagino-ccrvicalc.

Liées aux fistules .

\ IndéliM-niinées.

1 Érosive.

I Exulcéreuse.

(Tuberculeuse.

j Ulcéreuse.

( Hyperlropliique.

VULVO-VAGINITE.

a. Formes anatomiques et cliniques.

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