I. Vulvo-vaginite muqueuse
La vulviLc calarrhale aif/uc s'accompagne toujours d'un ceilain degré d'œdème qui se ratLacIie parfois à des lympliangites réticulées ou en nappe. La bartholinite, ou inflammation des glandes de Barlholin, qui en dépend, peut être bornée au conduit excréteur ou étendue au corps même de la glande. Huguier distinguait l'abcès glandulaire lui-même en abcès parenchymateux et abcès intbrfoUicuUaire ou granuleux, suivant que le pus occupe les acini glandulaires eux-mêmes ou le tissu interstitiel. Les fistules qui succèdent à l'ouverture de ces abcès peuvent être très variées comme nombre, direction et anastomoses.
La vulvite sénile n'est qu'une dépendance de la vaginite de même origine.
La vaginite catarrhale est caractérisée par l'hyperémie et la prolifération embryonnaire du derme muqueux, par l'hypertrophie des papilles, par l'épaississement ou, au contraire, la disparition du re'vêtement épithélial au niveau des papilles. Suivant qu'il y a ou non fusionnement de leurs saiUies, la vaginite est simple ou granu^ leuse (Ruge) ; leur hypertrophie peut être telle qu'elles arrivent à i produire de véritables végétations (ou papillomes).
La vaginite emphysémateuse est caractérisée par des nodules * pouvant atteindre la grosseur d'un pois, renfermant des gaz cons-titués, d'après Zweifel, par la triméthylamine et qui seraient I épanchés normalement par les glandes vaginales^ Un certain i nombre de ces vésicules pourraient aussi contenir un liquide ■ séreux ou sanguinolent (Winckel).
Dans la vaginite sénile, ou mieux, à iype sénile (Car on peut ren= = contrer cette forme de vaginite avant la ménopause), on rencontre ■ des granulations et des ulcérations superhciellesj liées à l'atrophie • de la muqueuse, et qui aboutissent à la formation d'adhérences^ et l même à l'oblitération complète du conduit.