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MÉTRITE

Mais il n'en est pas de même de la plaque catarrhalc, dont la gué- • rison ne peut jamais être complète sans une intervention radicale visant à la fois la lésion inflammatoire et le traumatisme dont elle • dépend.

Lorsque la plaque catarrhale est récente, limitée, que le travail I de sclérose est à son début, que les saillies folliculaires sont rares, . on peut obtenir, par les scarifications et les ponctions, jointes aux , pansements antiseptiques et modificateurs, une amélioration telle ' qu'une intervention plus importante devienne inutile.

Quand la lésion est étendue ou ancienne,, qu'il s'y forme des éro- • sions secondaires après épidermisation et de la sclérose péri-glan- dulaire, ces mêmes moyens peuvent encore amener une certaine • amélioration, mais on arrive bientôt à la limite des services qu'ils . peuvent rendre, sans avoir obtenu la guérison complète. Ou bien i la pseudo-ulcération restera stationnaire, les sécrétions ayant plus « ou moins diminué ; ou bien, l'épidermisation se produira; mais « les glandes, encore infectées, qui se dissimulent derrière ce vernis caduc, en détermineront bientôt la chute et entretiendront l'in- flammation dans les profondeurs du stroma.

Devant cette double éventualité, il faut agir plus énergiquement. . Nous rejetons absolument la cautérisation chimique ou ignée, qui i naguère était le traitement de choix et qui ne peut qu'activer le • travail de sclérose et l'oblitération kystique des glandes. On a es- sayé de faire, dans l'épaisseur du col, des injections de substances médicamenteuses: teinture d'iode et extrait d'ergot (Mundé), solution bromo-iodurée (Bennett), ergotine (Delore), créosote (Auvard). Les résultats ont été variables, quelquefois heureux, mais dans des ■ cas légers, souvent incertains et, plusieurs fois, funestes (Luslî).

Vexcision au bistouri est de beaucoup la meilleure méthode de ■ traitement, et, parmi les procédés multiples qu'elle comprend, on i donnera généralement la préférence à celui de Schrôder. Il répond 1 à toutes les formes de pseudo-ulcération et de déchirure etperiiiel de supprimer la lésion inflammatoire, tout en donnant au col la forme et le volume les plus favorables à ses fonctions. 11 suffit seulement, pour le plier à toutes les exigences, de le modilier parfois légèrement en tel ou tel sens. Ainsi, dans un cas de lacération antéro-postérieure, pourra-t-on tailler les lambeaux latéralement, au lieu de les faire, l'un antérieur et l'autre postérieur (Doléris). Ainsi, dans le cas de lacération bilatérale et profonde, pourra-t-on, si les lésions l'indiquent, borner la résection à l'extrémité du museau de tanche [stomatoplastie] et terminer par nno trachélorraphie bilatérale. En un mot, tout en cherchant à se lap-

pi ocher de l'exécution régulière du procédé, il faut, avant tout, se ■ aider sur le siège et Félendue des lésions.

' La trachclorraphie d'Emmet a des indications beaucoup plus resiriMutos. Elle doit èlre réservée, pensons-nous, aux cas de déchirure unilatérale avec eclropion et sclérose bornés au même côté lue la déchirure. Bouilly substitue volontiers à la résection de Schrôder la trachélorraphîe double ; mais, outre que ce procédé laisse subsister une bande longitudinale de muqueuse malade, il i>\pose à la sténose du col.

Quant à la trachclorraphie $ms perte de substance de Dûrhssen, ,'Ue n'est applicable àlacervicite qu'au point de vue prophylactique.

B. Métrite chronique parerichymateuse. — Les lésions parenchynateuses bénéficient du traitement de l'endométrite. On leur apposera plus particulièrement les injections chaudes prolongées, Ips scarifications ou les badigeonnages iodés du col, la dilatation répétée, l'électrolyse, le massage, les eaux chlorurées sodiques, le tamponnement compressif du vagin, la résection du col (procédés fie Schrôder ou de Simon). Ce dernier traitement, non seulement ^ adresse directement aux lésions scléreuses et scléro-kystiques du >egment vaginal, mais il détermine, à la longue, dans le reste de l'organe, une sorte d'involution artitîcielle (Braun).

C. Métrite tuberculeuse. — Le traitement de la métrite tuberculeuse prête à des considérations toutes spéciales. En cas de tuberculose limitée au col, il parait sage de se borner à l'amputation vaginale nu sus-vaginale; en cas de tuberculose endomctritique ou interstitielle, il faut pratiquer l'hystéreclomie totale. Si la malade se refuse àcette intervention, ou si elle est déjà cachectisée par d'autres foyers fie tuberculose, la meilleure conduite à suivre nous parait être : 1" de stériliser, autant que possible, le foyer à l'aide de l'éponge ou de la gaze iodoformée, pendant sept à huit jours, laps de temps ronsidéré comme suffisant pour le traitement des manifestations externes de la tuberculose (Barette) ; 2° de faire uncurettage, aussi méthodique (jue possible, suivi d'un écouvillonnage à la créosote; ^î" de pratiquer, par la suite, des pansements intra-utérins à riodoforme.

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