Traitement général
La diversité des traitements locaux ne doit point faire oublier l'importance du traitement général. Il doit être approprié aux états l'onstitutionncls ([ui préparent la métrite et en favorisent la persistance. Dans tous les cas, on recommandera le repos sexuel, le
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séjour au lil, ou au moins à la chambre, pendant la durée des règles, les laxatifs, les bains fréquents, etc.
CriAPIïRE IV
INFLAMMATION CIRCUM-UTÉRINE
Le domaine de Vinflammation péri-utérine, ou mieux, circum-utérine, comprend la trompe, l'ovaire, le péritoine pelvien et le tissu cellulaire qui le double. L'intestin et la vessie ne sont intéressés qu'incidemment. L'inflammation des tumeurs, des kystes fœtaux, de l'hématocèle, trouve plus naturellement sa place dans l'étude de ces états morbides.
Étant données les relations anaLomiques des organes pelviens, l'inflammation péri-utérine se trouve le plus souvent liée à la métrite et présente, concurremment, des localisations multiples.
Pour en bien comprendre le développement, il sufflt de se représenter, d'une part, le conduit muqueux utéro-tubaire, de l'autre, l'appareil lymphatique qui en émane, pour s'étendre delà au péritoine, au tissu cellulaire et, par voie récurrente, à l'ovaire.
A l'état aigu, l'inflammation péri-utérine à porte d'entrée génitale tend à se généraliser, et cela de trois façons principales : 1° eUe se généralise d'emblée dans toutes les directions, ce qui ne se voit que dans l'état puerpéral; 2" débutant par la trompe [salpingite], elle s'étend au péritoine, et même au tissu cellulaire voisin {■péri-salpingite), et de là, vers l'ovaire et l'utérus, pour les pénétrer, de la surface à la profondeur [péri-mélro-annexite) ; 3° débutant par les assises du tissu cellulaire pelvien [paramétrite), au voisinage d'une lésion du col, elle s'étend, exceptionnellement à la trompe, le plus souvent au lig£(ment large, à l'ovaire et au péritoine pelvien.
Dans le cas d'infection puerpuérale ou post-opératoire, elle peut l'emporter du côté du péritoine, de façon à masquer les autres lésions : pelvi-péritonile proprement dite.
Le phlegmon pelvien, ou pelvi-cellulite, qui comprend le phlegmon du ligament large et la paramétrite, est assez fréquent, dans les conditions sus-énoncées, à titre de lésion connexe et fluxionnaire, se terminant rapidement par résolution ou induration. Mais il est très rare en tant que lésion principale et durable aboutissant à la suppuration, et ne s'observe, en cet état, que dans l'infectioh puerpérale.
A Vclat chronique, la combinaison la plus commune est la
HISTORIQUE. — ÉTIOLOGIE. 219 métro-salpingo-ovaro-pérltonite. Les indurations persistantes du tissu cellulaire sont rares, sauf au voisinage des lacérations profondes du col et, plus rares encore, les abcès chronKiucs de la
même région. , , i 1 1
Ainsi doivent être actuellement envisagées, dans leur ensemble, ces lésions, qui naguère paraissaient si confuses, et qui, peu à peu, se sont laissé surprendre à leur origine et dans leur marche, grâce aux incessants progrès de la chirurgie abdominale.