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Phlegmon pelvien en général

Par phlegmon pelvien ou pelvi-cellulitc, il faut entendre l'inllammation du tissu cellulaire compris entre l'aponévrose pelvienne supérieure et le péritoine.

A titre de lésion p'éri-cervicale ou constitutive de l'inflammation péri-annexielle (surtout dans la bleniiorrhagie), évoluant et disparaissant comme une fluxion ou ne laissant deri'ière elle que de l'induration, le phlegmon pelvien est une affection assez fréquente, A titre de lésion étendue, dominante, évoluant de préférence vers la suppuration et nécessitant l'intervention chirurgicale, c'est au contraire une affection exceptionnelle qu'on n'observe guère que dans l'état puerpéral, si l'on évite de la confondre avec la suppuration d'un hématome, d'un kyste intra-ligamentaire ou d'un ovaire étalé dans le ligament large.

Le phlegmon pelvien débute par une adéno-lymphitc. La phlé- ■ bite, tout en ne pouvant être complètement écartée dans l'espèce, correspond plutôt aux infections généralisées ou aux métastases éloignées. L'inflammation . se cantonne d'abord autour d'un ou plusieurs vaisseaux, ou dans un ganglion, pour s'étendre de là au voisinage.

D'après les importantes recherches de Poirier, les lymphatiques de la partie supérieure du vagin et du col, après s'être rassemblés etpelotonnés auvoisinageimmédiatdecelui-ci,se rendent, on entourant l'artère utérine et, suivant par conséquent la base du ligament i large, aux ganglions hypogastriques situés à la bifurcation de ■: l'iliaque primitive, le long de l'artère hypogastrique. Ces ganglions,

istauls do 3 à 0 coulinu'lres de l'utérus, eL pouvant, par suite, venir son contact, quand ils sont tumélîés, sont en communication avec plexus lymphatique iliaque qui, du canal crural, suit, avec les aisseaux, la moitié interne de la fosse iliaque, pour aboutir aux ançlions lombaires.

Les lymphatiques du corps et du fond de l'utérus s'engagent dans bord supérieur du ligament large, s'accolent à l'artère utéro-

ig. 65. — Œdème inflammatoire péri-ulLTin, première phase du phlegmon (d'après Pozzi).

varienne, reçoivent les lymphatiques de la trompe, et, après avoir étaché quelques rameaux, par l'intermédiaire du ligament rond, un ganglion du pli de l'aine, se jettent dans les ganglions lomaires.

En se basant sur ces données, on pourra déduire, de telle ou telle ocahsation du phlegmon, l'existence probable de l'adénite peliennc; mais il nous parait difficile de l'isoler, sous le doigt, de a gangue inflammatoire qui l'entoure.

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INFLAMMATION CIRGUM-UTÉRINE.

Les lésions pcri-vasculaires commencent, comme dans tout phlé]^ mon, par la production d'un exsudât gélatineux (fig. 65). Cet l exsudât est susceptible de résorption complète, ou bien sorganise en tissu fibreux, ou enfin suppure. Le pus peut être en très jxiliie quantité et, comme il s'entoui-e, à la longue, d'une coque très épaisse, on peut avoir quelque dilXicuUé à le trouver. Il peut exhaler une odeur infecte par suite de l'osmose des gaz intestinaux. Le icvêtement séreux est ordinairement plus ou moins intéressé et adhé- rent aux anses intestinales voisines.

Fig. 66. — Coupe verticale du bassin de la femme (d après Bandl). — A, cavité pénlonéale, siège de la pelvi-péritouite et des inflammations annexielles ; B, cavité sous-péntonéale, siège de la pelvi-cellulite ; C, fosse iscliio-rcctale.

Le phlegmon aigu est total ou se localise a l'un des deux étages!du tissu cellulaire pelvien.

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