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INFLAMMATION CIRCUM-UTÉRINE

B. Ovarite hémato-kystique. — a. OvAniTK hémato-kystique pau iiiîMoiiuiiAGiic i.NTUA-FOLUcuLAïKi:. — A Télat noi'inai, il n'y a guère qu'un l'oUiculo qui conLionnc, du sang : celui ([ui va s(! rompre ou dont la rupture vient, de s'eUeclucr.

Multiples et de petit volume, cri])lant parfois l'organe dans toute

Fg. 76. — (^oupe de la paroi de deux kystes folliculaires accolés (Grossissement de 1^0 dia- mètres) (Paul Petit et S. Bounet). — L'un des deux kystes Kl présente un épitliélium i folliculaire A, et une couche réticulée B, d'apparence normale. Dans l'autre, K-, l'épithélium folliculaire est réduit à quelques cellules A' eu dégénérescence hyaline : et la i coucliè réticulée sous-jaccnto B', en voie de sclérose, se distingue à peine de la couche r fibreuse C, commune aux deux kystes.

son épaisseur, les kystes hémato-folliculaires représentent la lésion i dominante de l'ovarite infectieuse d'origine iiderne.

Les kystes p/i<.s gros (fig. 77), variant du volume d'une amande à i celui du poing, contiennent, soit un fluide séro-sanguinolent et, . dans ce cas, semblent résulter d'hémorrhagies dans des follicules • hydropiques, soit du sang pur. Ces derniers se rattachent sui'Ioul i

A N ATO M l E PAT HOLOGI Q U E .

à la <;clérosL' oorlicah', ol Ton a avancé (jifils cLaienL susceptibles deVaccmitre, jusqu'à rupture, par une sorte de ponte intra-kystiquo lies follicules voisins {kyste ménorrhagiqiie de Bœckel). Ces kystes ont une paroi libreuse, parfois très mince. L'épithélium pariétal est dégénéré ou détruit.

b. OVARrri-: UliJUTO-KYSTlQUKPARnÉMORRlIAGIE DANS LES CORPS JAUNES. —

Les kystes sanguins, ayant leur siège dans les corps jaunes, résultent

Fig. 77. — Ovarite chronique hémato-kyslique (d'après A. Doraii). — 0, ovaire ; T, Irompe ; C, cavité d'un kyste sanguin dont la parpi a été en partie excisée ; L, ailerons do la trompe et de l'ovaire.

d'une exagération de Vhémorrliagie physiologique après la ponte ou de raptus hémorrhagiques dans d'anciens corps jaunes (fig 74, D' et D).

Ces kystes ont une enveloppe à peu près uniforme dans laquelle on retrouve, plus ou moins altérés, les éléments distinctifs du follicule qui a évolué.

c. Ovarite iiémato-kvstique par iiémorrhagie interstitielle. — Les hémorrhagies interstitielles de l'ovaire peuvent être diffuses (fig. 74, E) ou enkystées, limitées ou étendues à la presque totalité de l'organe qui est alors converti en une bouillie analogue à la pulpe splé-

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nique. Cette dernière forme de l'hémorrhagie ovarienne serait plus souvent due à l'ovarite aiguë. Nous en avons cependant observé un cas qui relevait maniiestement de la torsion du pédicule d'un ovaire voisin d'un kyste du ligament large, et probablement kystique lui-même. La tumeur sanguine; était ovalaire, grosse comme le

Fig. TS. — Ovaritc pyo-kystique (Grossissement de 9Ù diamètres) (Paul Petit et S. Bonnet). — AA, abcôs miliaires en voie de fusion, par fonte du tissu embryonnaire interposé BB.

poing, et avait absolument l'apparence d"uu caillot; mais nous avons retrouvé, à sa surface, des débris de la couche ovigène.

C. Ovarite pyo-kystique. — La suppuration de l'ovaire débute ordinal rement dans lesovisacsou dans les espaces lymphatiques, sous forme d'abcès multiples et do petit volume (fig. 78) qui se fusionnent peu à peu, par nécrose du tissu embryonnaire interposé, et arrivent à constituer des poches plus ou moins nombreuses, parfois

ANATOMIE PATPIOLOGIQUE. 253 niques, qui peuvenl atteindre un volume considérable (12 cent. • ur 9 : Cullingwortl-i). , „ ,

La paroi de ces gros abcès se trouve constituée, en allant de 'intérieur vers l'extérieur: par une couche embryonnan-e, une ouche fibreuse dense, et enfin, une couche cellulo-vasculaire dans aquelle ou retrouve, plus ou moins modifiés, les éléments caractéristiques de l'organe.

Nous avons rencontré, dans un cas, un abcès du volume d un œuf de pigeon, développé dans un seul kyste folliculan^e, reconnaissable à sa forme et à la constitution de sa paroi, voisin d un autre gros kyste, de môme origine, à contenu séreux et entoure d'unstroma d'apparence normale. Force est bien d'admettre, dans un cas pareil, le transport des germes pyogènes par l'intermédiaire des vaisseaux du hile.

Les abcès de l'ovaire, en se développant, ont une tendance toute spéciale à dédoubler le mésovaire et le ligament large, de façon à donner l'apparence d'un phlegmon qui, du reste, peut coexister.

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