CHLORURE DE MÉTHYLE
§ 39. — Chlorure de méthyle ou éther méthylchlorhydrique.
Poids du litre à o° et om,76o : 2^,269.
Analyse spectrale sous la pression de om,y6o.
Raie rouge .
Raies jaunes
5443 (Cl)
5426 ( Cl) 5391 (Cl) 521 5 (Cl )
5 1 63 ! ! (Cl) 4798 (Cl)
Larges raies vertes
Verte .
Violette vers .
Point d’ébullition : — 23°, 7 à omm,76o.
Gaz incolore, doué d’une odeur éthérée.
Stable, neutre;
Non absorbable par les alcalis concentrés. Peu soluble dans l’eau (4vo1). Plus soluble dans l’alcool (35vo1), ou dans l’acide acétique pur (4ovo1).
Le chlorure de méthyle brûle avec une flamme fuligineuse, bordée de vert. Ce caractère de la flamme s’applique, en général, aux composés organiques chlorés.
La combustion totale donne naissance à de l’eau, à de l’acide chlorhydrique et à de l’acide carbonique, soit en théorie :
CH3 Cl -+- 3 0 = CO* + HCl -h H-0,
mais les rapports observés sont seulement approximatifs, surtout en ce qui touche HCl, condensable en partie par l’eau.
Le meilleur moyen pour constater la présence du chlore (ou du brome) dans un gaz carboné, consiste à le faire brûler, et à verser ensuite dans l’éprouvette de l’azotate d’argent acide. Si le gaz contient du chlore, il se produira un précipité blanc insoluble dans l’acide azotique même bouillant.
En fait il peut arriver qu’on obtienne un précipité blanc avec un B. 23
MONOGRAPHIES
gaz non chloré, ni bromé: ce précipité résultant de la formation de l’acétylène, ou de l’acide cyanhydrique, pendant la combustion incomplète du gaz carboné; c’est-à-dire n’étant autre chose que l’acétylure d’argent, ou le cyanure d’argent. On peut d’autant mieux confondre ces précipités avec le chlorure d’argent, qu’ils sont assez difficilement solubles dans l’acide azotique étendu. Mais l’acide bouillant les détruit. Pour en éviter la formation, il convient d’ajouter d’avance à l’azotate d’argent une forte proportion d’acide azotique. L’azotate d’argent n’a d’ailleurs aucune action immédiate à froid sur le chlorure de méthyle lui-même.
Ces réactions sont communes à tous les gaz hydrocarbonés chlorés.
Le chlorure de méthyle est décomposable par l’étincelle en acétylène, carbone, gaz chlorhydrique.
La potasse aqueuse étendue, employée en tube scellé, le décompose lentement à ioo°, avec formation d’alcool méthylique.
§ 39 bis.
Citons pour mémoire les vapeurs des composés suivants :
(I) . Chlorure de méthylène : CfPCl2=85.
Point d’ébullition : -b4i°, J-
(II) . Chloroforme : CHCI3= 120,5.
Point d’ébullition : -t-6o°,3.
(III) . FoRMÈNE PERCHLORÉ : C Cl4 = I 5^.
Point d’ébullition : +76°, 5.
(IV) . Formène bromé (bromure de méthyle) CH3Br = 95.
Bout à +4°> 5.
Poids du litre : 4g*27 (réduit).
Par combustion ou action de l’étincelle, il y a mise en liberté de HBr et de Br.
(V) . Formène iodé (iodure de méthyle) CH3l =142.
Bout à -h42°,8.
Par combustion, ou action de l’étincelle, il y a mise en liberté de I.