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avec l’air, de lels mélanges devenant susceptibles de détoner par une seule étincelle.
On peut encore mettre en œuvre des tubes de verre clos ( /ôg. 53) pourvus de fils de platine soudés, étranglés, remplis d’abord de gaz
Fig. 53.
par déplacement, puis fermés à la lampe. On analyse les produits, en rouvrant les tubes après expérience.
11 se développe ainsi, soit sur la cuve, soit dans le flacon, soit dans le tube clos, des décompositions, combinaisons et réactions diverses : tantôt immédiates et explosives; tantôt résultant d’une action prolongée. J’en ai signalé à différentes reprises le caractère général, ou spécial, et la théorie (*).
La systématisation de ces effets, produits par l’étincelle, constitue, je le répète, une véritable méthode d’analyse et de recherche, dans l’étude des corps gazeux simples ou composés. J’en vais passer en revue les applications. La plupart résultent d’épreuves faciles à réaliser en quelques minutes et comme essais préliminaires, lesquels font connaître aussitôt la composition élémentaire de la plupart des gaz.
Les étincelles électriques sont produites par une bobine d’induction à interrupteur vibrant, donnant quelques centaines de décharges par seconde. La longueur des étincelles ne doit pas dépasser iomm à i2mm; elle dépend des dimensions des éprouvettes qui renferment le gaz.
La mesure du volume de celui-ci s’effectue, comme à l’ordinaire, séparément, dans des éprouvettes graduées spéciales, à une tempé-
(l) Voir notamment Essai de Mécanique chimique , t. II, p. 336-362,
ANALYSE QUALITATIVE
rature et une pression connues; le gaz y étant placé avant d’être transvasé dans l’éprouvette non graduée, réservée à l’action électrique, et le gaz étant reporté à la fin dans le tube destiné aux mesures.
Quoique les faits observables dans la réaction d’une série d’étincelles sur les gaz simples et composés aient été presque tous signalés, cependant leur énoncé et leur coordination paraissent devoir être rappelés pour mettre en évidence la généralité de la méthode et les conditions de son exercice. On va donc énumérer les effets produits sur chacun des gaz soumis à ce genre d’observation.
J’ajouterai qu’il est facile de la faire coïncider avec l’examen spectroscopique.
Éléments libres.
1. Oxygène. — Si l’on fait jaillir une série d’étincelles dans l’oxygène, il s’y forme quelque peu d’ozone, qui ne tarde pas à attaquer le mercure. Cette attaque est plus marquée en faisant jaillir l’étincelle au sein du mercure lui-même. Cependant il serait long et pénible de pousser un peu loin cette absorption de l’oxygène, la surface du mercure une fois oxydée protégeant le reste.
Mais on peut obtenir un caractère précis et sensible de l’oxygène, en le mélangeant avec un volume d’azote comparable au sien, avant de le soumettre à l’action de l’étincelle. Il suffit de quelques minutes pour que l’éprouvette se remplisse de vapeurs rouges
Az -+- 02 = AzO2.
En y introduisant tout d’abord un demi-centimètre cube à un centimètre environ d’une pâte blanchâtre formée avec le sulfate ferreux cristallisé et l’acide sulfurique concentré, cette pâte se colore en rose vif : ce qui caractérise la vapeur nitreuse.
Pour faire cette introduction spéciale, on prend un petit tube fermé par un bout, fabriqué avec un tube à gaz, et d’une capacité connue, un centimètre cube environ par exemple; puis on y déverse, de façon à le remplir, la pâte de sulfate ferreux et d’acide. Celle-ci doit être préparée d’une façon extemporanée, au moyen du sel cristallisé et de l’acide sulfurique concentré, broyés ensemble dans un petit mortier de porcelaine. •
Rappelons, pour mémoire, que l’oxygène libre, mêlé avec l’hydrogène, détone par action d’une seule étincelle électrique.
Ces procédés s’appliquent à l’oxygène libre.
ANALYSE ÉLECTRIQUE