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AZOTE

§ 2. — Azote.

Az = 1 4 , c>4 ou plus simplement 14.

T 0 Données numériques .

Poids moléculaire : Az2= 28.

Poids du litre à o° et om,76o : is,25o5.

Analyse spectrale sous la pression om,76o.

2 raies rouges, larges, séparées par un intervalle noir.

Une raie très fine .

r . I la plus large .

Larges raies vertes , , , .

{ la plus étroite .

Bandes bleu verdâtre peu nettes .

Raies bleu verdâtre .

Bande bleue .

3 raies violettes .

Petites bandes violettes, au bord gauche

I 5928 5yi3

5oo3 à 5oi3

Point d’ébullition, sous la pression om,76o : — 193°.

Solubilité dans l’eau (coefficient).

o°... 0,02035 i5°... o,oj48 200... o,oi4o

Solubilité dans l’alcool (coefficient).

20 Propriétés physiques et chimiques apparentes .

Gaz incolore, inodore, insipide, ne s’altérant pas spontanément, non fumant à l’air ;

Très peu soluble dans l’eau et dans l’alcool;

Sans action sur le tournesol rouge ou bleu ;

Non absorbable à froid par les acides, ou par les alcalis tant concentrés qu’étendus.

Ni inflammable, ni comburant; éteignant les corps en combustion.

MONOGRAPHIES

3° Actions chimiques de la chaleur et de la lumière.

Nulles dans les conditions ordinaires.

4° Action de l'électricité.

Elle ne produit aucune modification permanente sur fazote pur.

L’azote mélangé d’oxygène et traversé par une série d’étincelles produit du peroxyde d’azote; lequel se présente sous la forme de vapeurs rouges, à odeur nitreuse, colorant en rose le sulfate ferreux en poudre délayée dans l'acide sulfurique concentré.

L’effluve agit d’une façon analogue, plus lentement.

L’azote mélangé d’hydrogène et soumis à l’action prolongée de l’effluve s’y combine, en formant des doses notables et mesurables d’ammoniaque.

Le même mélange, soumis à l’action d’une série prolongée d’étincelles électriques, ne change pas de volume d’une façon appréciable, quoiqu’il s’y forme une trace non mesurable d’ammoniaque. Mais, si l’on opère en présence d’un acide étendu, la proportion de l’ammoniaque tend à s’y accumuler à l’état de sel.

L’azote mélangé avec l’acétylène, ou avec une vapeur hydrocarbonée quelconque susceptible de fournir de l’acélylène, s’y combine à volumes égaux, sous l’influence d’une série d’étincelles électriques,

C2 H2 -h Az2= 2CAzH;

il forme ainsi de l’acide cyanhydrique, caractérisable par la production du bleu de Prusse.

Pour le constater après réaction, on introduit dans l’éprouvette un très petit fragment de potasse et une goutte d’eau : ce qui forme du cyanure de potassium. On lave l’éprouvette avec un peu d’eau et l’on verse dans celle eau quelques gouttes d’un mélange de sulfates ferreux et ferrique : ce qui précipite un mélange des deux oxydes de fer, la liqueur devant rester alcaline. On y ajoute avec précaution un faible excès d’acide chlorhydrique étendu, de façon à la rendre légèrement acide, et l’on voit apparaître la coloration du bleu de Prusse.

L’azote est absorbé par l’eau sous une influence très énergique d’effluve, en formant de l’azotite d’ammoniaque.

Si l’azote est mêlé d’oxygène, il se forme à froid de l’acide azotique; ou bien un azotate, en présence d’un alcali.

L’azote est absorbé par le sulfure de carbone et s’y combine sous l’influence de l’effluve, en formant un composé de l’ordre des sulfocyan ures.

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