GAZ CHLORHYDRIQUE
§ 14. — Gaz chlorhydrique. HC1 = 36,5.
i° Données numériques. — Poids du litre : i , 64 t . o° à om,76o.
Analyse spectrale sous la pression om,76o.
Paie large rouge . 6562 (H)
Raie jaune rougeâtre . 6088
Nombreuses raies vertes les plus brillantes . . . 5467 (Cl)
Large raie verte, milieu à . 52 11
Raies vert bleuâtre, très larges, milieu . 5 100
Deux doubles raies bleues larges . 4926 à 4916
Nombreuses raies violettes les plus brillantes. . 482b
Presque toutes ces raies appartiennent au chlore.
Point d’ébullition : — 85° à om,76o.
L’eau dissout 5oo fois son volume à o°. Cette dissolution portée à l’ébullition ne dégage de gaz, que si elle est très concentrée et fumante. Finalement, il passe à la distillation vers no° un hydrate HCl -b 8 H2 O.
20 Propriétés physiques et chimiques apparentes. — Gaz incolore; odeur piquante; saveur très acide.
Fume à l’air.
Ni comburant ni combustible; éteint les corps en combustion.
Réaction acide. Absorbé par l’eau et par les alcalis. Fume au contact du gaz ammoniac.
La chaleur rouge modérée est sans action. De même la lumière.
L'étincelle électrique le décompose partiellement en ses éléments; si l’on opère sur le mercure, le chlore est absorbé.
3° Actions chimiques. — L’oxygène décompose partiellement le gaz chlorhydrique à la température rouge, avec équilibres : circonstance essentielle dans la combustion des composés organiques chlorés, parce
MONOGRAPHIES
qu’elle s’oppose à la transformation intégrale du chlore en acide chlorhydrique aux dépens de l’hydrogène de ces composés.
L’oxygène de l’air n’agit pas à froid sur les dissolutions aqueuses étendues ou concentrées d’acide chlorhydrique absolument pur.
Mais, pour peu qu’elles renferment quelque trace de certains sels suroxydables, tels que les sels manganeux ou même les sels ferreux, il se dégage des traces de chlore libre; par suite de la suroxydation des métaux aux dépens de l’oxygène de l’air. Des phénomènes analogues, avec équilibre, se produisent au rouge en présence des oxydes métalliques, tels que l’oxyde de cuivre.
La plupart des métaux décomposent à froid le gaz chlorhydrique à froid, avec dégagement d’hydrogène, dont le volume est la moitié de celui du gaz chlorhydrique.
Le mercure et l’argent réagissent seulement au rouge sombre.
Les oxydes métalliques décomposent le gaz chlorhydrique, à froid ou à chaud, avec formation d’eau et de chlorure.
Le gaz chlorhydrique précipite l’azotate d’argent étendu, en formant du chlorure d’argent, Ag Cl, blanc cailleboté, colorable en violet par la lumière, insoluble dans les acides, soluble dans l’ammoniaque, et dans les hyposulfîtes, dans les cyanures alcalins.
Le chlorure d’argent, mis en présence du zinc métallique et d’un acide étendu et distillé avec de l’eau, régénère une solution aqueuse d’acide chlorhydrique. Il régénère le gaz lui-même, lorsqu’on le chauffe dans un courant d’hydrogène.
L’acide chlorhydrique précipite la dissolution d’acétate de plomb, en formant un précipité cristallin, soluble dans une grande quantité d’eau.
Il est absorbé à froid par les sels hydratés : sulfate de soude, borax, sulfate de magnésie cristallisés.
4° Dosage. — Sous forme gazeuse, par les alcalis concentrés, en présence de l’acide carbonique seul, par le sulfate de soude, avec addition d’une seule goutte d’eau.
En liqueur titrée, par l’alcalimétrie, ou par l’azotate d’argent.
En poids, sous forme de chlorure d’argent.
GAZ BROMHYDRIQUE.
§ 15. — Gaz bromhydrique HBr = 8i.
i° Données numériques. — Poids du litre : 3s, 64 à o° et om,76o. Analyse spectrale sous la pression om,76o.
Haie rouge faible . 6562
Haie verte . 5832
r* ry