DE LA TUMEFACTION LES SEINS
qu'un seul et même moyen. Quant aux obliquités postérieures, elles ne peuvent être admises. L'insertion anormale ducol utérin sur la partie antérieure de l'utérus a pu seule en imposer pour une obliquité postérieure. (Voyez l'article Obliquités de l'utérus pendant le travail.)
§ 4. — IScrnics lie l'utérus.
Des faits authentiques de hernies de l'utérus pendant l'état de vacuité et le premier mois de la grossesse ne permettent pas de révoquer en doute la possibilité de cet accident; mais il est impossible d'admettre l'issue de l'utérus par l'anneau inguinal pendant la grossesse avancée.
Ces prétendues hernies de l'utérus qu'il a suffi de soutenir au moment du travail, pour les réduire, ne résultaient que de l'issue de l'organe plus ou moins développé à travers l'écartement de la ligne blanche {éventration) .
La seule indication à remplir, pendant la grossesse, est de réduire l'organe et de le maintenir à l'aide d'un bandage.
§ 5. — iBcrnic vagino- labiale.
Cet accident très-rare peut se manifester pendant la grossesse et être confondu avec un thrombus.On distingue ce genre de hernie du thrombus aux caractères suivants : la tumeur est indolore, elle cède à une légère pression, s'affaisse pour reprendre son volume primitif; elle grossit sous l'influence de la toux.
L'intestin^, pour pénétrer dans la grande lèvre, peut se faire jour par l'anneau inguinal ou l'arcade crurale. M. Stoltz a rapporté * un fait où l'intestin s'était frayé un chemin à travers le muscle releveur de l'anus, après avoir glissé le long du vagin et de l'ischion.
Ces hernies devront être contenues par un bandage approprié, le ventre sera tenu libre, les efforts seront évités. Enfin, pour l'espèce observée par M. Stoltz, un pessaire en caoutchouc vulcanisé à air, de M. le docteur Gariel, sera souvent d'un usage indispensable.
ARTICLE X
DE LA TUMÎ^fACTION ET DE l'EKDOLOEISSEMENT DES SEINS.
Dans les premiers temps de la grossesse, la réaction qui se'manifesle vers les seins peut être assez considérable pour produire souvent un sentiment de tension très-douloureux. Il suffît, pour modérer cet état, d'appliquer sur les seins des cataplasmes émollients, de tenir le ventre libre au moyen de lavements ou de doux jaxatifs (huile de ricin, 15 grammes). Cet état, du reste, n'est que
' Gazette de Sirashourcj,]ixrï\\itx \Wo.
temporaire ; il disparaît à mesure que là grossesse avance. Je ilonue, dans ce moment, des soins à une jeune femme qui m'a présenté tous ces phénomènes. On a va quelquefois cet endolorissement ne se manifester aussi qu'à une époque avancée.
ARTICLE XI
TENSION DES PAROIS DE l'aBDOMEN ET SPÉC[ALEMENT DE LA PEAU.
A mesure que l'utérus se développe, les parois abdominales, la peau surtout, sont obligées de s'étendre pour permettre l'ampliation de l'organe; souvent même elles cèdent sous cet effort et se couvrent de vergetures. La peau des cuisses est aussi obligée de contribuer au développement de l'abdomen.
Quand ces parties offrent une trop grande résistance, elles se trouvent distendues outre mesure. La femme en éprouve une douleur assez vive, de fortes démangeaisons, et de plus l'utérus, gêné dans son évolution, se contracte quelquefois avant le temps, et peut expulser le produit. •
On remédie à cet excès de tonicité des parois abdominales par des embrocations avec l'huile d'amandes douces, des cataplasmes, de grands bains, et l'on combat les conséquences de cette réaction des parois du ventre sur l'utérus, à l'aide des lavements laudanisés, de petites saignées, etc. (Voyez Avortement.)
ARTICLE XII