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ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ

On appelle accouchement prématuré l'expulsion du produit, depuis^ l'époque de la viabilité jusqu'à terme. La plupart des causes qui peuvent déterminer l'avorlement peuvent aussi produire l'expulsion du produit viable avant terme.

La marche de cet accident est d'autant plus régulière et elle se rapproche d'autant plus de ce que l'on observe à terme, que la grossesse est plus avancée ; mais avant le huitième mois et demi, les modifications du col nécessaires à l'accomplissement du travail normal ne se sont pas accomplies ; sa marche présente alors c[uelques irrégularités. Ainsi la première période du travail pendant laquelle s'accomplit la dilatation du col utérin sera plus longue C|u'à terme ; le col épais doit, avant de se dilater, s'effacer complètement, et cet effacement demande un temps souventtrès-considérable, et ne peut s'effectuer que sous l'influence de douleurs énergiques^ qui s'accompagnent souvent d'un mouvement fébrile.

Une fois la dilatation effectuée, la seconde période d'expulsion sera bien plus rapide qu'à terme, ce qui s'explique par le peu de développement du produit.

C'est à l'aide des mêmes moyens conseillés pour arrêter l'avortement qu'on parvient à enrayer un travail prématuré'.

Quant aux soins que la femme réclame, ils sont les mêmes que

' Le docteur Rafaele a communiqué, au dernier congrès scientifique d'Italie, l'observation d'une femme lymphatico-nerveuse qui, dans neuf grossesses consécutives, a constamment et périodiquement mis au monde un fœtus mort, au terme de huit mois et demi. Celte terminaison fâcheuse était annoncée un mois à l'avance par une toux sèche ; néanmoins les mouvements du fœtus restaient forts et fréquents jusqu'à huit mois et demi environ qu'ils commençaient à devenir plus rares et plus faibles ; puis, vers le quatrième jour, la malade éprouvait un froid très-intense, signe presque certain de la mort du fœtus. Une heure après il survenait une réaction fébrile, et le fœtus était expulsé sans trop de douleurs dans l'espace de vingt-quatre heures.

Il est inutile de lapporter ici les nombreux moyens employés par l'auteur, dans les deux dernières grossesses, pour conjurer ce dénoûment fatal, puisqu'ils furent inutiles. Le fœtus était bien développé et bien nourri; mais le placenta, hypertrophié, était infiltré par une énorme quantité de sérosité; les arborisations vasculaires en étaient dures, tendues comme des cordons et o&sifiées en quelques points. Cet état du placenta explique bien la circonstance de l'accouchement avant terme; mais Il n'explique point la mort du fœtus. L'auteur ne sait donc à quelle cause attribuer cette dei'nière dans le cas singulier qu'il vient de rapporter.

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