DEUXIEME EPOQUE DU TRAVAIL
douleurs deviennent de plus en plus vives, et de plus en plus rapprochées, et finissent par n'être plus séparées par un intervalle de calme parfait : les femmes ont encore le sentiment de la douleur qui vient de cesser, et redoutent celle qu'elles sentent venir; aussi elles sont agacées, irritables, difficiles à gouverner. Quelquefois un frisson, avec claquement de dents, précède la douleur, le pouls s'accélère, la bouche et la langue se sèchent, les dents et les lèvres deviennent fuligineuses, il survient des vomissements, la raison s'égare, les femmes semblent délirer.
Pendant l'intervalle des contractions^ l'orifice redevient souple, épais, arrondi, de mince et tranchant qu'il était. Les membranes ne bombent plus, elles sont plissées et s'appliquent immédiatement sur la partie de l'enfant qui se présente, partie qui est plus facile à atteindre et semble s'être abaissée. Chaque douleur ramène la même série de phénomènes, jusqu'à ce que la dilatation du col étant complète, la cavité utérine et celle du vagin ne forment plus qu'un canal non interrompu. Ainsi se termine la première époque du travail, la plus fatigante, la plus longue, et bien souvent aussi la plus dangereuse.
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