‹ Traité pratique de l'art des accouchementsChapitre 135 sur 287 · PRESENTATIONS ET POSITIONS DU FŒTUS · texte numérisé non relu

PRESENTATIONS ET POSITIONS DU FŒTUS

■chement s'effectue d'après les mômes lois dans la plupart des cas, quelle que soit la position, ont divisé le bassin en deux moitiés latérales, et n'ont admis alors pour chaque présentation que deux positions principales, une gauche et une droite. Mais comme la partie qui sert de point de repère sur la présentation, l'occiput, par exemple, pour le sommet, peut être en rapport avec tous les points de ces deux moitiés, on ajoute à cette désignation déposition occipito- ■ iliaque gauche ou droite les mots d'antérieure^ transversale on postérieure, suivant que l'occiput est en avant, transversalement, en arrière. Ces variétés de position n'ont qu'une importance secondaire quand la nature fait les frais de l'expulsion; car l'accouchement, comme on le verra, est le même le plus ordinairement dans chaque position d'une même présentation. Mais il est bon d'en tenir compte, €ar elles servent à expliquer certaines anomalies rares dans les mouvements que la tête doit exécuter en parcourant le canal pelvien, et leur connaissance exacte guide aussi très-utilement l'accoucheur dans les cas où il est obligé d'intervenir.

Ainsi dans les positions primitives, c'est-à-dire dans celles qui sont placées au détroit supérieur, pour satisfaire à toutes les exigences de la pratique, dans les cas où l'intervention devient nécessaire, la désignation de deux positions est suffisante, si l'on pratique la version pelvienne (extraction du produit par les pieds), le procédé opératoire ne variant qu'en raison de la position droite ou gauche de l'occiput, et encore pas toujours. Mais il n'en est pas de même dans les cas où l'on se voit obligé de recourir au forceps. Si la tête est au-dessus du détroit supérieur, il est indispensable de reconnaître au moins six positions primitives, non pas pour appliquer le forceps régulièrement par rapporta la tête, cela n'est pas possible, le plus ordinairement, au détroit supérieur, mais pour connaître la direction qu'il faut imprimer à l'instrument quand, la tête une fois saisie, il s'agit de lui faire exécuter le mouvement de rotation qui doit conduire l'occiput ou le front sous les pubis. Je ne tiens pas compte, dans ce cas, des deux positions transversales, qui existent bien souvent quand on applique l'instrument au détroit supérieur S car l'extraction de la tête s'exécute dans ces positions comme dans les situations diagonales, cette tête n'ayant pu être saisie que comme si elle était diagonale. Cependant il faut savoir qu'elles existent, ce qui fait six positions primitives.

♦ Le forceps ne s'applique en général sur la tête aussi élevée, que lorsque le bassin est rétréci, circonstance qui oblige la tète à se placer souvent transversalement.

EnGn, si la lêlea pénétre dans l'excavation, celle tête pouvant être saisie régulièrement, le plus ordinairement dans six positions secondaires, les quatre diagonales, l'occipito-sous-pubienne eU'occipilosacrée, il faut encore, d-e toute nécessité, admettre au moins ces six positions, en sachant bien toutefois que les deux transversales doivent être comptées, quoique dans la majorité des circonstances, l'application dans les cas où la tête est si basse, ne puisse être faite régulièrement: ce qui fait huit positions secondaires.

La présentation de la face est exactement dans le même cas que la présentation du sommet ; pour la présentation pelvienne, bien qu'elle puisse affecter les mêmes positions que les présentations précédentes, il suffit, dans la pratique, d'admettre seulement deux positions: une sacro-iliaque gauche, et une sacro-iliaque droite, soit audessus, soit au-dessous du détroit supérieur. En effet, le procédé d'extraction ne varie qu'en raison de la position droite ou gauche, et non parce que le sacrum sera dirigé en avant ou en arrière, ou transversalement.

La présentation de l'une et de l'antre épaule est dans le môme cas : la manœuvre ne varie que suivant que la tête est à gauche, et suivant qu'elle est à droite et que le dos est en avant et en arrière, encore cela n'a-t-il pas toujours lieu.

Tout ceci deviendra bien plus facile à apprécier à mesure qu'on s'occupera de l'intervention dans chaque présentation.

En résumé, pour l'intelligence des faits, il faut admettre tout simplement le nombre de positions que les exigences de la pratique nécessitent pour chaque présentation, plutôt que de n'en admettre que deux, qu'on est obligé de subdiviser ensuite, ce qui revient, il est vrai, au même, mais ce qui, à mon sens, complique au lieu de simplifier.

Toutes ces présentations et positions ne sont pas également fréquentes ni également favorables au produit et à la mère. Dans les trois premières présentations, la terminaison spontanée est la règle; les présentations du tronc, au contraire, ne permettent cette terminaison spontanée que par une exception rare. Quant aux positions, elles sont toutes aussi favorables l'une que l'autre, s'il ne se présente pas d'anomalie dans la marche du travail; dans le cas contraire, les positions postérieures, qui restent telles, sont un peu moins favorables dans la présentation du sommet; elles rendent le dégagement de la tête plus difficile dans la présentation pelvienne; enfin elles sont fort graves dans la présentation de la face.

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