‹ Traité pratique de l'art des accouchementsChapitre 166 sur 287 · DU TRAITEMENT SPECIAL DES CONVULSIONS PENDANT LE TRAVAIL · texte numérisé non relu

DU TRAITEMENT SPECIAL DES CONVULSIONS PENDANT LE TRAVAIL

Pratiquer immédiatement la rupture des membranes. La distension / Membranes 1 étant une des principales causes de

^ , VI l entières j l'éclampsie, on doit espérer delà

Col non dila- 1 J „ . ^ ' • j ^ i> ♦ -

, , ;ii + ' f faire cesser en vidant 1 utérus en

te, non dilata- < !

Légère / - rompues j

° '^ Confier l'expulsion à la nature, et

1 ne pas administrer le seigle ergoté ; \ il peut aggraver les accidents, et, de

Col dilaté, dilatable '(plus, il est complètement inutile,

I l'éclampsie déterminant d'elle-mé- ( me, dans la plupart des cas, des con- ^ tractions utérines très-énergiques.

(Membranes ) , , , ,

entières \ Les rompre, attendre.

/ On a conseillé l'accouchement le, iiuii uiictia- ^ / forcé; mais ce moyen peut être sou-

ble, épais j m i \ ^^^^ P^"^ dangereux pour la mère

[ Membranes ) ^^^^ l'éclampsie elle-même; il vaut

\ rompues j „,jgyx^ g-gj, abstenir, à moins que la

[ répétition des accès ne puisse faire Grave . . ( \ craindre la mort immédiate.

/ Membranes I , x. i

l r.„f\^„r. i Les rompre, attendre.

Col non dila- \ entières ) ^ > . , ,. ,

té. mais mince. ] Membranes ( ^"'''r' '"' ^'' .^^1^''' ^fT

I iHcmoranes i ^^ lorifice, et extraire le produit par V rompues |^ j^ version ou le forceps.

Col dilaté ou f entière™^''"'! } ^^' '''^'^'' '* ^^^'^^^ ^' '^'^^''^•

<iilata^^'e Membranes » E^u-gire.

[rompues (

' Gyoux, Éclampsie pendant le travail. {Gazette des hôpitaux, 27 sept. 1860.)

Observation sur le traitement.

Dans la plupart des cas, on peut dire que les moyens curatifs généraux, et que le traitement spécial exposé dans le tableau précédent, donnent le plus souvent un résultat heureux pour la mère, mais bien moins favorable pour le produit.

Aussi, comme je l'ai dit à l'article Éclampsie pendant la grossesse, on ne doit pas à tout prix désemplir l'utérus pour sauver l'enfant, sa vie étant presque toujours compromise par les premiers accès, alors que le travail est trop peu avancé pour qu'on puisse pénétrer dans Tutérus, sans violences préjudiciables à la mère ; il faut se contenter de favoriser la dilatation du col par l'introduction de quelques doigts, et attendre l'expulsion de l'enfant. On a aussi conseillé dans ce cas l'extrait de belladone, dont on porte une petite quantité sur l'extrémité de l'index jusque dans le col utérin. Ce médicament, vanté par les accoucheurs anglais et par Ghaussier, qui dit en avoir retiré de grands avantages, n'est cependant pas toujours exempt de danger. Ainsi, il suffît souvent d'une petite quantité de belladone pour produire des effets narcotiques fort à craindre dans une affection où la congestion cérébrale est presque constante.

Il est encore un moyen dont j'ai déjà parlé : c'est l'administration du tartre stibié, à une dose assez faible pour ne produire que des nausées. On attribuait, depuis longtemps, à ce médicament, la propriété d'accélérer la dilatation de l'orifice, lorsque M. CoUins * en a fait une application spéciale dans l'éclampsie ; il le regarde en outre comme sédatif du système nerveux. C'est un moyen à tenter, mais, je crois, sans y devoir compter beaucoup.

Le seigle ergoté ne serait indiqué que dans le cas presque impossible à admettre, oîi il n'y aurait pas de contractions utérines.

Mais si les accès étaient tellement répétés et rapprochés, que la mort de la mère parût imminente, comme dans le fait rapporté par M. Stolfz, il ne faudrait pas s'en tenir à ces moyens; mais tenter en faveur de la mère le moyen sur lequel on doit le plus compter, vider l'utérus,

M. Pietra-Santa est aussi très-partisan de l'intervention.

Dans ce cas, comme on Ta vu dans le tableau, je ne conseille l'accouchement forcé, que je regarde en effet comme bien plus propre à aggraver les accidents éclamptiques qu'à les faire cesser, que dans le cas où, la mort de la mère étant imminente, le col est épais. Je

* Union médicale, 10 août 1852.

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