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ANOMALIES

ARTICLE II

ANOMALIES DANS LE MÉCANISME DE l'ACCOUCHEMENT SPONTANÉ.

On retrouve, dans le mécanisn:ie de l'expulsion spontanée par l'extrémité pelvienne, bien plutôt des analogies qu'une similitude parfaite avec l'accouchement spontané dans les deux présentations de la tête.

i. Ainsi, le pt^emier temps, d/ai7ioind?nssement des parties qui n'est que l'analogue du temps de flexion et de déflexion du sommet et de la face, n'est même guère appréciable que dans le cas où l'extrémité pelvienne se présente complète, et où par conséquent elle a besoin d'être réduite de volume. Le premier temps est donc moins constant que dans les deux précédentes présentations.

2. Le deuxième temps, d'engagement, peut manquer, par le fait des mêmes circonstances.

3. Le troisième temps, de rotation, est exactement le même que dans le sommet et la face, et il est soumis aux mêmes irrégularités. Ainsi, le dos ne commence à exécuter son mouvement de rotation que lorsque l'extrémité pelvienne repose sur le plancher du bassin. Cependant, cette rotation du dos, comme celle de l'occiput et du menton, peut s'exécuter en partie avant l'engagement complet; de même, elle peut ne s'accomplir qu'au moment où les fesses, ayant franchi diagonalement le détroit inférieur, se dégagent hors des parties molles.

De plus, l'extrémité pelvienne, dans tous les cas, n'exécute pas son mouvement de rotation aussi régulièrement que le sommet et la face, parce que les diamètres de cette extrémité pelvienne sont à peu près les mêmes, surtout chez les fœtus gras ; et, comme on le sait;, c'est la différence qui existe entre les diamètres d'une partie qui l'oblige à exécuter les différents mouvements de rotation qui ont pour but de mettre ses plus grands diamètres en rapport avec les plus grands du bassin, afin de traverser plus facilement le canal pelvien.

Dégagement de l'extrémité pelvienne, le dos et l'occiput étant en arrière.

Enfin, le mouvement de rotation peut manquer tout à fait ; le dos, situé primitivement en arrière, reste dans cette situation, au lieu d'aller se rendre sous les pubis.

Dans ce cas, le dégagement du tronc est aussi facile que si le dos était en avant, mais il n'en est pas tout à fait de même du dégagement de la tête, surtout si l'on se croit obligé d'intervenir. Les bras

peuvent s'étendre, la tête se défléchir, et le dégagement alors devient souvent difficile, et compromettant pour l'enfant; mais, heureusement, l'expulsion se termine le plus souvent spontanément. Les épaules, quand leur diamètre bis-acromial n'est pas très-étendu,

Fig. 245.

quand la vulve est dilatable, surtout si le périnée a été rompu par des accouchements précédents, peuvent franchir la vulve dans une situation transversale ; le dos coule alors sur la pointe du coccyx et sur le périnée, et l'occiput va se loger dans la concavité du sacrum. La tête peut se dégager alors par deux procédés : dans le premier, elle se fléchit fortement et toute la tête se dégage de front par un mouvement de progression en avant, le front placé sous les pubis, et tout le diamètre occipito-frontal mesurant la sortie de la tête (fig. 246); dans le deuxième cas, la tête se présente défléchie au détroit inférieur, le menton .fixé derrière les pubis, et alors, c'est l'occiput qui se dégage le premier à la commissure antérieure du périnée, puis ensuite se dégagent le bregma, le front et la face. Mais ce dégagement, qui est rare, ne peut avoir lieu qu'autant qu'il est aidé par l'accoucheur qui soutient le tronc de l'enfant, et qui le relève de A en I (fig. 245).

Le dégagement du tronc, le dos et l'occiput étant en arrière, présente en général si peu de difficulté, surtout quand rien n'oblige à intervenir, qu'un auteur s'autorisant d'une série de cas faciles de ce mode de dégagement, qu'il aurait rencontrés dans sa; pratique, présenta à l'Académie un mémoire dans lequel il regardait ce dégagement occipito-postérieur comme le plus favorable, et il arrivait

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