ACCIDENTS
bâter l'accouchement, en tirant sur des parties qui vous offrent une prise si facile. Il faut savoir résister à sa propre impatience, à celle de la femme, aux persécutions des assistants; c'est un écueil qu'on évite bien rarement dans le début de sa carrière obstétricale. En effet, si l'on respecte cette présentation décomplétée, l'ombilic s'engagera dans le détroit supérieur bien moins rapidement^ spontanément^ que si l'on exerce des tractions sur les pieds, et les chances de compression seront retardées autant que possible, jusqu'à ce que la dilatation soit complète; tandis qu'en tirant sur les extrémités défléchies, on hâte le moment où cette compression commence à s'exercer.
Cependant, quoiqu'on doive poser en principe que dans la plupart des cas l'accoucheur doive rester simple spectateur de l'accouchement, il faut aussi ajouter que si ce précepte ne doit jamais être enfreint pour le premier temps de l'accouchement, il n'en est pas toujours de même pour le deuxième temps. L'accoucheur doit, au contraire, se tenir tout prêt à agir, dans le cas où l'extrémité pelvienne, profondément engagée dans l'excavation, ne recevrait pas des contractions utérines une impulsion capable de l'expulser assez rapidement, afin que la compression qui s'exerce à ce moment du travail ne puisse être fatale au produit.
Enfin, pour prévenir la contusion du scrotum, M. Vanhaesendonck (août 1848), conseille de repousser le scrotum à la partie antérieure des cuisses, et de le maintenir réduit avec de la ouate placée dans l'espace compris entre les cuisses.