CHAPITRE PREMIER
DES ACCIDENTS QUI PEUVENT SE MANIFESTER PENDANT TOUT LE COURS DE l'aCCOUCHEMENT LORSQUE l'eXTRÉMITÉ PELVIENNE SE PRÉSENTE.'
La description de ces accidents, que ce soit le sommet, la face ou l'extrémité pelvienne qui se présente, est exactement la même ; les procédés généraux ne varient pas non plus, il n'y a que les procédés spéciaux qui reçoivent quelques modifications. Aussi, pour la plupart de ces accidents, je renvoie à la présentation du sommet; je ne m'occuperai particulièrement que de ceux qui sont spéciaux à la présentation pelvienne, et qui obligent à quelques soinS;, à quelques manœuvres particulières. (Voyez page 843.)
§ 1. — Ecosiïcment des eaux feîiites sle niccoMium.
(Voyez Sommet, page 449.)
Dans la présentation de l'extrémité pelvienne, l'issue du méconium, que viennent teindre les eaux de l'amnios, est loin d'avoir la même importance que daas les deux présentations précédentes. Cette expulsion du méconium est déterminée par un phénomène mécanique, la compression des parties qui s'engagent. Aussi peutelle avoir très-bien lieu sans qu'on doive en conclure que la vie du produit est compromise. Cependant, comme ce phénomène pourrait, comme dans la présentation de la tête, dépendre de la compression du cordon, il est indispensable d'apprécier avec soin l'état de la circulation fœtale.
Si le rhythme des pulsations est altéré, si elles s'affaiblissent après un temps d'accélération bien marqué, c'est que la vie du produit est menacée. Il est alors nécessaire de l'extraire. (Pour les procédés de cette extraction, voyez, à la fia de ce chapitre, Opératioyis obstétricales, page 843.)
§ 2. — ÊSrièvcté «Isi cordou.
Les accidents déterminés par la brièveté du cordon sont moins graves que dans les présentations de la tête, parce qu'il est plus facile d'y remédier pluspromptement. Ainsi, aussitôt que l'extrémité pelvienne sera assez engagée dans l'excavation pour que l'ombilic soit accessible, on pourra s'assurer, en exerçant quelques tractions sur le cordon, si c'est à sa brièveté qu'est dû le retard dans l'engagement; et alors, lorsqu'on présumera que le col, qui a permis le passage de l'extrémité pelvienne, est assez dilaté pour permettre l'extraction facile des épaules et de la tête, on exercera quelques tractions sur les parties qui se présentent, jusqu'à ce qu'il soit possible de couper le cordon ; puis aussitôt on achèvera l'extraction avec promptitude. (Voyez Opérations obstétricales, page 843.)
§ 3 . — Blupture de l*utér«s.
Dans ce cas, la tête pourra passer à travers la crevasse de l'organe, si elle est assez étendue ; on comprend que dé simples tractions sur les pieds suffiront pour la faire rentrer dans l'utérus et que si, ce qui n'aura certainement pas lieu, cette rétraction de l'organe ne pouvait être vaincue, on n'aurait à faire que l'opération césarienne et on ne songerait pas à mettre en pratique ce conseil étrange d'introduire la main armée d'un bistouri pour débrider la crevasse.
Jamais le silence du cabinet, le coin du feu et la contemplation du mannequin, n'ont enfanté pareille e7mw^e/fe. Qui croirait que ce pré-