‹ Traité pratique de l'art des accouchementsChapitre 261 sur 287 · DE LA VACCINE · texte numérisé non relu

DE LA VACCINE

sans doute, ce ne serait pas sans danger pour l'enfant; il faut procéder, dans ce cas, avec plus de lenteur, et que ce soit la mère ou la nourrice elle-même qui procède au sevrage petit à petit, en ayant soin de dégoûter l'enfant. Pour cela, elle applique sur le mamelon des substances d'une saveur désagréable : la coloquinte, Taloès, m'ont paru réussir le plus ordinairement.

On peut encore avec avantage noircir le sein en totalité avec une composition innocente, et facile à enlever, telle qu'une solution de jus de réglisse, etc.

Le régime de Tenfant une fois sevré ne diffère en rien dans les premiers jours de celui que j'ai tracé pour l'enfant avant le sevrage, mais petit à petit on le rapprochera du régime habituel de la famille, en évitant, bien entendu, tous les aliments de haut goût excitants et d'une digestion difficile.

Je répéterai à ce sujet ce que j'ai dit des gâteaux, presque tous difficiles à digérer, si l'on excepte les biscuits^ les échaudés et les pâtes sèches, des bonbons en sucre qu'il faut proscrire et remplacer par les pastilles de chocolat, etc.

J'ajouterai que l'on doit ménager toutes ces friandises, qu'elles ne peuvent tenir lieu d'aliments plus substantiels dont les repas réguliers et principaux doivent être composés, et qu'elles ne doivent être accordées qu'aux collations que l'enfant fait aux intervalles des repas.

Il est inutile d'insister sur ces précautions : chacun sait combien un bon régime alimentaire est indispensable aujeune enfant; combien il fortifie sa constitution, prévient certaines maladies et le dispose de bonne heure à supporter plus facilement celles auxquelles il es"t exposé.

§ 4. — De la vaccine.

On donne le nom de vaccine au développement de pustules qui résultent de l'inoculation, chez l'homme, de l'humeur contenue dans des pustules semblables développées sur le pis des vaches, et désignées sous le nom de cow-pox. Cette inoculation préserve presque constamment, pendant un temps considérable, de l'action appelée petite vérole, et diminue singulièrement l'action de cette affection, dans les cas très-rares où elle n'a pas soustrait complètement le malade à son influence *.

1 Pour une étude plus approfondie de cette question de la vaccine, des revaccinations, etc., je dois renvoyer à l'important ouvrage de M. le docteur J. B. Bousquet, ayant pour titre : Nouveau Traité de la vaccine et des e'ruplions varioléuses, ouvrage couronné par l'Institut. Paris, 1848, in-8.

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