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MODIFICATIONS DE LUTERUS ET DU PRODUIT

ensemble complet de notions qui permettront de constater, par ces évolutions, s'il y a grqssesse, et à quel terme la grossesse est parvenue, et en môme temps de suivre de mois en mois l'évolution du nouvel être et des organes destinés à le contenir et à l'expulser.

§ 1. — Dévelopiiement du produit pendant les ti-oi»» premiers mois.

Il a été jusqu'à présent, et il sera sans doute toujours impossible de suivre dans l'espèce humaine les phases du développement de l'embryon pendant la première semaine ; aussi est-on contraint d'avoir recours aux recherches et expériences faites sur les animaux. Ces recherches, on est fondé à les regarder aussi comme très-propres à éclairer l'histoire du développement de l'œuf humain, pendant les trois ou quatre semaines suivantes, parce qu'il est bien constant maintenant que les périodes ultérieures offrent une analogie frappante entre ces deux classes d'êtres, parce qu'on trouve dans leurs produits de conception les mêmes éléments, les mêmes formes. Or, si l'on s'enrapporte aux recherches les plus récentes qui ont été faites sur ce sujet, voici de quelle manière la nature procède à l'évolution de l'embryon pendant les premiers temps, chez les mammifères les plus parfaits après l'homme.

L'œuf humain non fécondé, parvenu à maturité, est composé, de dedans en dehors, de la tache germinalive (A), de la vésicule de Purkinje ou germinative (B), du vitellus (C), de la membrane vitelline ou zone transparente (D).

Lorsque l'ovule est parvenu à son dernier degré de maturité, la vésicule de Graaf qui le renferme (fig. 8) se déchire vers le point qui est le plus saillant à la surface de l'ovaire, et l'ovule s'échappe, entraînant avec lui une partie du cumulus granuleux de la vésicule de Graaf; puis, à une époque qui n'a pas encore pu être déterminée, l'ovule s'engage dans la trompe dont le pavillon est venu s'appliquer sur l'ovaire. Alors seulement on commence à y constater quelques modifications.

Changements que subit l'œuf dans la trompe.

Dans la "première moitié de la trompe. — L'ovule, parvenu dans la première moitié de la trompe, ne présente plus ni la vésicule germinative de Purkinje^ îîf la tache germinative, mais il est encore environné par une co'dche plus ou moins épali'sse des granulations qui constituait le disque proligère dans la vésiSà|e de Graaf.

ChAILLY. 4e ÉDIT. 4

5 0 DE LA GROSSESSE KOllMALE.

La membrane vitelline s'est un peu épaissie.

La consistance du vitellus augmente, il se condense ; aussi ne remplit-il pas exactement la vésicule vitelline, et se trouve séparé d'elle par une petite quantité de liquide transparent.

Dans la deuxième moitié de la trompe. — Quand l'ovule est parvenu dans la seconde moitié de la trompe, on n'observe plus autour de lui les granulations du disque proligère ; ce disque est remplacé par une couche d'une substance gélatiniforme et transparente qui environne la membrane vitelline. Peu à peu cette. couche d'albumine augmente, ainsi que l'épaisseur de la membrane vitelline. Le vitellus ne forme plus une masse compacte et homogène à mesure que l'ovule approche de l'utérus, mais il se partage d'abord en deux parties qui diminuent successivement de volume, et se multiplient en se doublant, comme 2, 4, 8,16, etc., et jusqu'à ce que le vitellus, ainsi divisé, ait pris exactement la forme du fruit appelé mûre.

Pendant son trajet dans la trompe, l'œuf augmente peu à peu de volume, probablement d'abord en absorbant les granulations qui l'accompagnent, et, plus tard, au moyen du liquide albumineux qui est sécrété par la trompe.

Ce n'est que vers le douzième jour après la fécondation que l'ovule peut être étudié dans l'utérus.

Modifications de l'ovule depuis son arrivée dans la matrice.

L'ovule, au moment où il arrive dans la cavité utérine, se compose , du vitellus avec ses granulations, restes du corps mûriforme en décomposition, de la membrane vitelline (B) très-épaisse, et d'une couche d'albumine (A) assez mince qui environne la membrane vitelline. Peu de temps \ \\îlL....T> après l'arrivée de l'œuf, les granulations vitel-

■^ /MX le lines ont complètement disparu, et sont rem-

placées par un liquide transparent. Suivant M. Coste, ces granulations se condensent sur Fig. 25. les parois internes de la membrane vitelline et

constituent une seconde vésicule contenue dans la première, à laquelle M. Coste a donné le nom de vésicule blastodermique (C).

Pendant que se développe la vésicule blastodermique, la couche d'albumine, qui environnait l'œuf à son arrivée dans l'utérus, disparaît, et la membrane vitelline perd beaucoup de son épaisseur. L'œuf commence alors à adhérer à l'utérus. Bientôt on distingue, su|WiXi des points de J^'^sicule blastodermique, une tache arrondi^^lilanchâtre, à laqueileT^. Coste adonné le nom détache embryijWairej^a vésigule'lîl^.stodef'mique et cette

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