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« ait été introduit dans la cornue, le coke en «est retiré en fortes masses; en sorte que le « charbon de terre de rebut, le poussier et les « balayures du magasin sont très-propres à « fournir un excellent combustible. Le coke (1) « est décidément supérieur au charbon de terre « pour tous les usages domestiques , et spécia- « lement pour la cuisine. La chaleur qu'il pro- « duit est plus uniforme, plus intense et plus « durable. IF ne jette, à la vérité, aucune « flamme , et exige rarement l’usage de la verge « de fer, que les Anglais regardent assez géné- « ralement auprès de leurs foyers comme an « préservatif contre lennui. Mais ces défauts « sont plus que compensés, en ce qu'il ne fait « point jaillir d'éuncelles, qu'il donne plus « de chaleur et brûle sans fumée, et sans en- « gendrer de poussière. »
Il est évident que le coke doit donner, en brülant, plus de chaleur que le charbon de terre. En effet, la matière qui, pendant la combustion, passe de l’état solide à celui de fluide élastique , enlève nécessairement une portion
(1) Dans l’orginal dont ce passage est tire, M. Pillan dit : Le coke préparé par les procédés de M. Winsor. ( Note du trad.)
(112) considérable du calorique, lequel devient a tent, sans aucunement échaufler. Le coke brûlé seul donne tout son calorique , sans qu'aucune portion en soit inutilement dépensée.
C’est ainsi que le coke; un peu Fe difficile à brüler que la houille commune, répand toujours une chaleur plus uniforme , plus durable et plus intense.
Les seuls inconvéniens de l'itade du coke, c'est qu'il en résulte plus de cendres (1) que de la houille commune, du charbon de bois, ou du bois lui-même. Les cendres sont plus pesantes, et par conséquent plus sujettes à interrompre le courant d’air ;.et, d’un autre côté, la force extrême de la ep. peut lui faire subir une sorte de fusion ou demi-vitrification qui s'attache aux grilles , aux parois du fourneau et aux vaisseaux qu'on expose sur le feu (2). Ce
(1) M. Accum semble être, dans l’erreur. J’ai brülé pendant plusieurs années du coke pour divers usages, et j'ai trouvé qu’un boisseau de coke laisse un quart de moins des cendres que donnerait la même quantité de houille ou de bois. ( Note du trad.) :
(2) Dans de grandes opérations, quand les feutiers n’ont pas soin de nettoyer la grille, la chaleur produira de scories, mais elles ne sont pas dues au coke, mais
( +13 ) à dernier inconvénient est le seul qui soit un peu grave , lorsqu'on a besoin d’une trés-forte chaleur. Dans les cas les plus ordinaires, dans les feux de cuisine ou de salon, les cendres ne se fondent pas, et n’interceptent l'air que quand. les barreaux dela grille sontun peu trop serrés.
Voici les effets relatifs de la chaleur produite paf le coke et par la houille :
Six cents livres pesant de charbon de terre font évaporer dix pieds cubes d’eau en ver heures , et quatre cent trente livres de coke ont évaporer dix-sept pieds cubes d’eau en douze heures et deimie (x),
| au melange de la cendre avec la bobile, Dans mes appartemens > je ne brûlais que du coke , et je n’ai jamais trouvé de scories sur les grilles. Pour les feux de coke j il n’y a pas besoin de les remuer, il suffit de frapper avec une verge de fer la grille, afin de faire tomber les cendres. ( Vote du trad. ) : - * (1) La chimie nous offre un moyen d'apprécier l'effet des différentes sortes de combustibles et leur force échauffante. En effet, une égale quantité de combusiible, de la même force, doit élever au même degré Ia température d’une quantité d’eau donnée. Connaissant la quantité et la température primitive de l’eau , et la quantité de combustible qu'il a fallu pour amener l'eau à l’état d’ébullition, le résultat s’exprime par la quantilé d’eau à trente degrés du thermomètre de Fahrenheit;
Le comte de Dundonald a démontré que, dans les fours à chaux, une certaine quantité de coke brüle uniformément une portion donnée de la nierre brute, dans le tiers du temps qui serait nécessaire avec la même quantité de charbon de terre (1).
La raison en est que le coke se trouve épuré de l’humudité et du goudron qui s’'émanent de
quiaura été élevée à cent quatre-vingt degrés (terme d’ébullition au mème thermomètre) par une livre de combustible. Voici la formule générale :
Maultipliez la quantité d’eau par le nombre exprimant les degrés de sa température actuelle. Multipliez ensuite le nombre des livres de combustible qui ont été dépensees , par cent quatre-vingts degrés. Divisez le premier produit par le dernier, et lequotient exprimera l’eaus qui a été élevée à cent quatre-vingts degrés par une livre de combustible. D'égales quantités d’eau étant complètement évaporées à surface égale et dans les mêmes circonstances avec les différens combustibles dont 1l s’agit d'examiner la nature, la quantité de combustible qu’on a employée pour lexpérience , fera connaitre la force echauffante relative de chacun d'eux.
(x) Dans loutes les autres opérations qui demandent vue chaleur forte et soutenue , j'ai trouvé que le coke avait la même supériorité. f’oyez les expériences faites sur mon coke, compare au coke ordinaire dans une forderie, décrites à la chambre des communes en 1800, et à celle des lords en 1810. (Note du trad. )
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la houwille pendant la combustion, et qui, se condensant dans les couches moyennes et supérieures de la chaux, empêchent la masse entière des matériaux d'entrer dans une ignition complète et rapide. Plus la quantité des matériaux est considérable, plus la combustion est prompte, et plus l'on trouve d'économie. dans la préparation de la chaux. On épargne aussi beaucoup de temps, et cela n'est pas à dédaigner dans les fours à chaux, qui, en été, ne peuvent suffire aux demandes qui y sont faites.
L'avantage du coke sur le charbon de terre est suffisamment connu pour la confection des briques , la fonte des mincrais métalliques et la dessication de la drèche. |
La notice suivante , tirée des écrits de M. Davis (1), prouvera quels avantages le coke a sur le charbon pour le brülement de la chaux et du plâtre, ou pour la cuisson des briques.
« Le coke obtenu par la distillation du gaz « est, dit ce chimiste célèbre, d’un tel avan « tage, qu'on ne conçoit guère que cette mé»
« thode d'éclairage n'ait pas fait cesser tout à « coup le procédé actuellement en usage en « Angleterre. Placé, comme propriétaire, dans
(1) Magasin philosophique, t. 35 , pag. 433.
( 116 ) « un domaine rural, au milieu d’une société « industrieuse , il est vrai, mais complètement «illétrée, J'ai eu beaucoup plus d'occasions « qu'un autre d'apprécier l’uulité du coke, et « je l’ai employé, dans cette espèce de solitude, « à des usages dont on ne s'était pas avisé au- « paravant. Je dois vous dire que je prépare « moi-même ma chaux, mon plâtre et mes « briques. Je me sers pour cela du coke, et je « l’obtiens à très-bon marché, quoique je n’em- « ploie pas , à beaucoup près, tout le gaz qui « résulte de la distillation. Le charbon dont « je me servais autrefois pour la cuisson de la « chaux vive, est une très-mauvaise espèce de « petit charbon, appelée ici welsh-culm. Le « four à chaux est une concavité en forme de « cratère, entourée de maçonnerie solide en « briques, ouverte par en haut, et terminée « dessous par une grille de fer. Il y a une porte
de pierre que l’on ouvre et ferme à volonté,
pour charger et vider le fourneau. Autrefois
je déposais dans ce vaisseau des couches « alternatives de petits morceaux de charbon « et de pierres à chaux ; ces dernières étaient
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préalablement brisées en morceaux de la grosseur du poing. Par ce procédé, la pierre « est lentement décomposée, la partie supé-