LES CIERGES
1. Les cierges sont de deux sortes : bénis ou Votifs. Dans l'un et l'autre cas, ils doivent être en cire pure et non en stéarine, qui n'est pas une matière liturgique et susceptible de bénédiction.
2. Le cierge ordinaire se bénit le jour de la Chandeleur. Le curé, dans chaque paroisse, doit en offrir un à chacun de ses paroissiens ; il le lui envoie même à domicile, si c'est une personne de distinction. Ce cierge est mince et effilé.
Les curés peuvent bien faire cette gracieuseté en compensation du casuel qui leur est ofTert continuellement.
3. Dans certains sanctuaires, comme Sainte-Marie-Majeure et Lorette, les pèlerins se munissent de petits cierges de dévotion qu'ils conservent pieusement et font bénir.
4. Les cierges votifs s'allument devant le tombeau ou la relique d'un saint, devant une image vénérée, etc., pour ob-
tenir quelque grâce ou remercier d'un don reçu. Les personnes qui les offrent n'en font point cadeau à la fabrique, qui ne peut les retenir pour l'usage de l'église, et doit les laisser brûler selon l'intention du donateur.
5. Ces cierges, avec d'autres objets de dévotion, se trouvent sur les lieux mêmes ; mais il y a à ce sujet un grave abus. La vente en est rigoureusement prohibée dans l'intérieur de l'église. Tout vendeur doit être impitoyablement chassé du temple qu'il souille de son commerce ; qu'il étale donc au dehors, sur les marches, au pourtour ou même sous le portique.