RECOMMANDATIONS DIVERSES
Ecoutons encore Benoît XIII, toujours si pratique sur toutes les questions liturgiques et canoniques :
« 26. Il est nécessaire que les fenêtres de la sacristie soient ouvertes fréquemment par un temps serein et sec. Alors on ouvre les tiroirs des armoires, afin de faire prendre Tair aux objets qu'ils renferment. Il faudra aussi fréquemment nettoyer les armoires avec une balayette.
« 27. Les ornements qui ne servent pas souvent devront s'exposer quelquefois à l'air, jamais au soleil, afin qu'ils ne moisissent pas ou ne contractent pas de défectuosité. On pourra le faire aux mois de mai et de septembre, et une fois pendant l'hiver, mais seulement si le temps est propice.
({ 28. Il est à propos d'ajouter quelques conseils relativement à la propreté des ministres de l'église. D'abord on réprouve l'usage inopportun du tabac, à cause des inconvénients de malpropreté qu'il occasionne. Lorsqu'on a la liberté de le prendre à la sacristie, au chœur, à l'église, à l'autel, il est rare que les vêtements sacrés n'en soient pas salis. Aucun d'eux ne devrait donc en user dans les lieux susdits et les prêtres devraient s'en abstenir avant de célébrer la sainte messe, par respect pour l'office qu'ils vont remplir^ en même temps que par mesure de propreté. En tout cas^ que chacun, avant de revêtir les ornements sacrés, se nettoie soigneusement les mains et le nez et que jamais il n'ait la hardiesse de prendre du tabac pendant une fonction. »
Ceux qui prennent du tabac salissent ordinairement d'abord leurs mains et leur visage, puis tout ce qu'ils touchent, ornements, linges, autel, etc. Le tabac sent mauvais et est mal-
propre ; ces deux seules considérations devraient en interdire absolument Fusage à l'église.
« 29. Aucun minisire ne devrait endosser les ornements sacrés et s'approcher de l'autel, s'il ne s'est exactement lavé les mains et nettoyé les ongles, que certains campagnards ont pleins de saletés, à faire horreur.
« 30. Il ne suffit pas de se laver les mains, il faut encore avoir des chaussures propres. Il est tout à fait contraire à la décence ecclésiastique d'exercer le saint ministère avec des souliers fangeux ou sordides. Si dans la sacristie, il n'y a pas de chaussures affectées à cette destination, comme le prescrit saint Charles, que du moins on les fasse nettoyer, s'il y a lieu. »
On peut fort bien avoir à la sacristie des chaussures de rechange. Le cuir verni est celui qui reste propre le plus longtemps et demandé le moins de soin. Nous ne saurions trop combattre la tolérance, admise en certains endroits, de célébrer en sabots, pantoufles ou chaussons ; une telle tenue, qui ne serait pas pardonnable dans un salon, n'est pas davantage tolérable à l'église.
« 31. Les ministres devront également nettoyer leurs propres vêtements avec une- brosse, avant de prendre les ornements sacrés. Dans ce but, saint Charles prescrit que chaque éghse ait sa brosse. »