I.F.S (ITIN'EMEMS
Les Orientaux seuls se moiitrèreul ariieiils à la défonso de leurs costumes, qui, relnti veinent à ce qu'ils furent dans le principe, sont tout aussi alti'rés et modinés que les nôtres*. Satisfaction leur Tiit donnée immédiatement, et Pie IX, dans un discours public et offlciol, s'eng^agea à ne pas toucher à ce qu'ils croyaient de bonne foi être réellement d'origine apostolique.
Je dois le dire à l'avantage des exposants, ils étaient venus à Rome avec une idée fixe do soamission absolue et de sacrifice complet. Ils s'attendaient à recevoir des instructions précises pour faire mieux désormais, rompre avec leur routine et se conformer à un patron déterminé. Leur déception toutefois, loin do les attacher commit dernière ressource aux traditions d'atelier, les porta avec un empressement louable vers les usages de Rome, qu'ils étudiisfent, apprécièrent et résolurent même d'adopter.
Nous attendons quelque bien de ces études faites sérieusement et en présence des meilleors modèles, qui furent alors
I Lns OtîcdUux oqI coiDii'rvé, ilit-oD, les tormes premières. Noui coatlatonB que leun ornemeuU <:taieitE mitri^fuiB identiques à ceux de l'Occident. Ainsi, pour Dû parler que de ht cliitaiitile. elle entourait complitemeot le prêtre et ronnoit camme une petite maieuu (caiula) où U n'y avait d'ouverlore qu'à U ptrtie BupËrîeare pour luister puiser la tète. Les bras ât&iant couverts et quaod 011 voulait e'eu servir, il fallait relever le vStemeDt de chaque cAté. Les Luias trouvËrent plus comuiode de l'échancrer latéralement, eu sorte que peu ïpau il ne s'est plus c^omposË que de deux pièces pendant en avant et en Vrière. Lee Orientaux, au contruiro, l'ont ouvert eu avant dans toute sa Iongoear et lui ont ainsi donné l'opiinrence d'une chape,
llaiaieaant lea Orîeutaui se i^ont-tls contentés de cette première modiflcalion? Us ont tons des vâtemeut» div,>rs, non-seulement pour chaque rite, mais presque pour chaque individu. Fl <i.' n'est pask forme seule qui varie, mais 1« «wloiir elle-même. Toute Hoïï'i t!^t acceptée, du moment où elle n'est pas boire et qu'elle se diallugue [>ar la broderie ou par un riche, dessin. Telle est 'a vérité.
Jusqu'au itii* iiiècle, du n'aLe, il i>ii a été ainsi pour les Latins dans lescouleen : c'est k celte époquii que la Ulargie a introduit les cinq couleurs. Lo Pape seul en a gardé deux qu'il '-miiloie indifféremment pour les cértmoniet; «înei le rouge lui sert h I» t'iiis pour les martjr*, les morte et ks temps de pénitence i le blanc pour li>a !-^tef ilc N. S., de la Vierge, dea confesieura, des veuT«B el des vierges^ coume les évâquee et le* prètrea.
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calqués, mesurés et dessinés, dans le but de les reproduire tels quels.
7. II serait hors de propos d'étudier ici le symbolisme des oroements sacerdotaux. Qu'il me suffise do rapporter le t(!moignage d'iiu manuscrit du xv° siècle conservé à la Bibliothèque uatioQckle do Paris et coté sous le d° 13,287 :
n Considérons dévotemeut comment le prtiiro s'est ï^tn avant d'aller à l'autel. Le prùtie est notre champion contre l'ennemi. C'est pourquoi il se couvre des mêmes armes dont était couvert Noire-Seigneur quand il vainquit l'enfer.
Il 1,'amict sigiiiHe le bandeau dont Jésus-Christ eut les jeui voilés durant la iiuit de sa Passion. Les deux cordons de ta- ' miel signiflent les cordes dont Jésus était lié pendant qu'on le auuflletaît. L'aube signifie la robe blanche dont Hérode le fil revêtir pour attester que le Fils do l'homme était un fou. Li ceinture signifie les fouets dont Jésus fut tout ensanglaulé a la colonne. Le manipule signifie les liens qui enchainiTeot les mains de ce divin obéissant, h'élole signifie le joug que le doux Jésus voulut porter jusqu'à la mort. Voyez le boeuf en septembre : il laboure la terre pour uu froment dont il n'aura que la paille ; ainsi Notre- Seigneur dans sa Passion, il n'eut que la peiue, et nous le profit. La chasuble, qui est de soie, représente la pourpre dont Pilato couvrit les épaules de Jésus qui avait été déjà couronné de l'amère couronne ; et Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » La croix do la chasuble signifie la passion de Jésus et toutes les souffrances qui la précédèrent : soulTrances et passion que nous devons avoir inefTaçablement écrites dans noire cœ,ur. La chasuble a encore uo autre sens : de même qu'elle couvre tous les autres vêtements, la charité doit être le vêtement de toutes nos autres vertus.
« C'est À cause de cette haute signiflcationdes vêtements dtf prêtre que nous devous mettre une grande dévotion à les coi* sidervr. Noos vous supplions, t mon Dieu, de noua inspira cette dévotion. Amen. •>
LES OHNBHBNTS.
LES COULBUBB UTOIUÏIQOBS
i. Les seules couleurs symboliques autoriséas par les rabiiques sont : le blauc, k' ruuge, lo violet, le rose, le vert et le uoir.
i. La CougrégaMoii des RiteB repousse formellemeut la couleur jaune' et la cuuleiir bleue*, ainsi que les étoffes où toutes les couleurs se trouvent réunies, sans qu'aucune ne
> ■ HAKSORUM. — Perlectis resolutionibvidatisab bac Sacra Rituoin Codgregatione «ub <lie IS uuTuratirU auperioris anoi 1831 noauiillii dubiit praporitîs ex parte revcretidissimi MHr»oruDi epiBcopi, Bolutionem, seu dedaralionem Hernin pontularil iguoad dubia 51 et 46. Atteula xiquidem ecclniiarum piaperlate, decretum noruio (.-ipo^tiiluvit ad Iramites alterias quoad «acram sappel- IscUIem ei gosî^pio c«iiff etaiti, tiimiram ut sublata obligatione servandi atric Him rnbrîuaa qaoad paramcuioriiin colores, sicuti Et dubjo respoDsnm fait, CUDIk es lariis coloribus aBsiitrâ, vel Obt! tantum coloria tolarari potaiat gooadusqae cuDfluuiereatur. S. II. C. respoodit ; In decleis. » [7 aprU. 1832.)
a Aq paraniaDla coloria navi adbiberl poseiot pro quocumque colore, iii/(ro Mcepto?S. B. C. resp. : Negntiv,!. s (^2 sepL 1837.;
■ Qnnin Rev. Uouiiouâ JubcIiljii Antonelli, epLscopus Fesulanus, ad amofeadam quanioumque ulteriorciu couimissi sibi cleri aoiietatem qaoad usum Ueroram paramenioruni coloris llavi, a Sacra Rituuni Congregnlioae dedanrl petierit : UIrum encra paramenta Berica coloris 'Qavi adhiberi adhuc *aleaal lo«o coloria ulbl, atque ':udein reaovari liccat? Sacra eadem Cougregatio rsacribendum cpnauit : Juttn aliaa ilecrtta,jitgaiive inomnibia.<t (Fmclaba, sa mar. 1SS9.;
* > Ulmm liceat uti colon? Ilnvo vel cnruleo ia aacrlBcio mltis et eipoeilione SS. SacrBiDUoti? S. R. C. rcBpoadit: Négative. ■ (là mart. 1833.;
< An usus coloria (Meruici iu ^mcriB parameotie permitU poaait pro colora llbo, uli fieri QBsoIct in nii^ai? Deatce Hari» Virginia, vel potiue violaceo? 8. B. C reep. : Negallie in ouiaibu», et oanm esrolei ooloria vetati abuaom ■ (23 febr. 1839, m Congr. Obiatcr.)
prédomine ^ Elle tolère, en raison de la coatame, que le drap d'or soit substitué au blanc et au rouge'.
3. Le blanc sert aux fêtes de la Sainte Trinité, de Notre Seigneur^ du Saint-Sacrement, de la Sainte Vierge, des Saints Anges, de la Nativité de saint Jean-Baptiste, de saint Jean rÉvangéliste, dos deux chaires de saint Pierre, de saint Piorre-ès-liens, do la conversion de saint Paul, de la dédicace, de la Toussaint^ des confesseurs, des vierges, des abbés, des veuves, dos saintes femmes, des docteurs, à l'anniversaire de rélection et de la consécration de Tévéque, les dimanches pendant l'octave de ces mêmes fêtes, si l'on fait l'office da dimanche et enfin à la messe du mariage.
4. Le rouge s'emploie pour la Pentecôte, les fêtes de la Croix, la décollation de saint Jean-Baptiste, les fêtes des Apôtres, saint Jean porte-latine, la commémoraison de saint Paul, les fêtes des martyrs et des vierges martyres, des Saints Innocents, si la fête tombe un dimanche ; aussi le dimanche dans l'octave, si l'on fait du dimanche et à la messe pour Télec-
< « VICFN. — loter postulata ab Rmo episcopo Vicen. in Tisitatione ad lîmina transmissa unum exlat^ quo ipse jure conqueritur de confasione colorum io paramentis sacrosaucto missœ sacrificio, aliisque ecclesiasticis fanciionibus deservientibus, quœ etiamsi sacris ritibus opposita, in dicta tamen ciTitate et in ceterîs episcopatus ecclesiis conspicitur. Huic propterea abnsui providere, imo de medio tollere volens, humiilime supplicavit idem episcopos pro opportuno remedio. Et Sacrorum Rituum Coogregatio respondendnm censait : Serveotur omnino rubricœ générales, facta tamen potestate episcopo indulgcndi, ut in occlesiis pauperibus permittat illis uti donec consomentnr. Die 19 decembris 1829. » — u Num paramenta confecta ex serico, et aliis coloribus, Qoribusque intexta, ita ut vix dignoscatur color primarins, et pitedominans, usurpari valeant mixtim saltem pro albo, rubro et viridi? S. R. C resp. : Négative. » (22 sept. 1837.)
^ « An sacra paramenta coloris aurei inservirc possint pro coloribus albo, viridi, rubro? S. R. C. resp. : Négative. (29 mart. 1851, in Adrien.)
fe Quum Rcv. Do minus Petrus Espinosa, archiepiscopus de Guadalaxaniy Sacrae Rituum Congregationi humiilime sequens dubium enodandum proposuisset, nimirum : An sacra paramenta rêvera auro maxima saltem ex parte contoxta pro quocumque colore, excepUs violaceo et nigro, inservire possint? Sacra eadem Congregatio rescribendum censuit : Tolerandam ase iocanim ^ ccnsuetudinem^ nlate tmium ad paramenta es auro contexta, »(Db Guadj 28 apr. 1866.)
LBS ORNEMKffTS. 337
Uon du Souverain-Pontife, ainsi qu'aux messes votives du Saint-Esprit.
5. Le violet est réservé à l'Avent et au Carême, à partir de la Septuagésime, aux quatre-temps et vigiles, excepté pendant la semaine de la Pentecôte, aux processions de saint Mare et des Rogations, à la fête des saints Innocents, pour la Mnédiction et procession de la Purification ; en général pour les processions, excepté celles du Saint-Sacrement, des reliques et pour action de grâces ; pour les messes de la Passion et pour les messes votives qui ne sont ni de la Trinité, ni de la Sainte Yierge^ ni d'un Saint.
6. On fait usage du rose, seulement le troisième dimanche d'Avant et le quatrième dimanche de Carême.
Une inscription de Tan 1706 mentionne la donation à l'église de Jouy-le-Moutier, au diocèse de Paris, de deux « chasubles, Tun de satin couleur de roze seiche. » Dans quelle église de France trouverait-on actuellement cette couleur, quoiqu'elle soit requise par le Cérémonial des évêques*?
7. Le vert est affecté aux dimanches et fériés qui n'ont pas de couleurs spéciales depuis l'octave de TÉpiphanie jusqu'à k Septuagésime et depuis Toctave de la Pentecôte jusqu'à rAvent.
8. Enfin le noir sert le Vendredi-Saint, ainsi qu'aux offices et messes des moris.
9. Le blanc désigne la joie, l'éclat et la pureté. Aussi l'Église raflecte*t-elle aux mystères joyeux et glorieux de Jésus- Christ, et aux fêtes de la Vierge^ des confesseurs et des vierges.
Le rouge, qui indique l'esprit de sacrifice, reOusion du sang, l'ardeur de la charité, convient bien à l'octave de la Pentecôte et aux fêtes des apôlres et des martyrs.
Le vert, emblème de la fécondité des champs et de la richesse des travaux spirituels, est pris quand il n'y a pas de eonleur propre pour l'office.
1 cr ParameDta altari» et celebrantis adhiberi soient aliquanto sumptuosiora, Sed Qoloiift TloUcei, in defectu rosacei. » {Cmr, epUc, lib. U, cap. xiv, q. 11.)
n il
338 LIVRE DDtlËUE.
Le violet, couleur sombre, est ud symbole de trùteBse et de pénitence.
Le noir indique le deuil de l'figliw et de «es eofanti.