CHAPITRE IV
LES CUa^EB ,M -.
1. Les cierges sont de deux sortes : bénis ou votif». Dans l'an et l'autre cas, ils doivent être en «ire. pore et oon en stéarine, qui n'est pas une matière liturgique et suscaptUile de bénédiction.
2.Le cierge ordinaire se bénit le jour de la Chandeleur. Le curé, dans cbaquo paroisse, doit eu olfVîr uu à chacun de ses paroissiens ; il le lui envoie même à domicile, si c'est une personne de 'distinction. Ce cierge est mince et effilé.
Les curés peuvent bien faire cette gracieuseté uu compensation du casuel qui leur est oITeri conliiiuellemoiit.
3. Dans certains sanctuaires, comme Sainlo-Marie-Majcure elLorette, les pMerius se munissent de petits cierges de dévotion qu'ils conservent pieusement et font bénir,
4. Les cierges votifs s'allument devant le tombeau ou la relique d'un saint, devant une image vénérée, etc., pour ob-
M^s nPJKTS HF, DÉVOTION. 441
ti;nir quelque grâce ou remercier d'un don reçu. Les personnes qui les offrent n'en font point cadeau à la fabrique, qui œ peut les retenir pour l'usage de l'église, et doit les laisser bnilcr selon l'intentinu du donaleur.
5, Ces cierges, avec d'autres objets de dévotion, se trouvent sur los lieux mêmes ; mais il y a à ce sujet un grave abus. La vente eu est rigoureusement prohibée dans l'intérieur de l'église. Tout vendeur doit être impitoyablemout chassé du lomple qu'il souille de son commerce ; iju'il étale donc au dehors, sur les marches, au pourtour ou m^me sous le portique.
!. L'imagerie religieuse a pris, de nos jours, un développement considérable ; malheureusement, sa voie est aussi pernicieuse que déplorable. A part d'honorables exceptions, elle semble n'être plus faite pour édifier, mais pour scandaliser. Ses allures sont profanes, ses devises h double sens, ses emblèmes stupides.
Le mal vient uniquement de ce que ce commerce n'a pas été surveillé par l'autorité ecclésiastique, qui a abandonné une question, pourtant sî importante, à des artistes sans iostrnclioQ ou à des hommes sans idéi;s.
Les acheteurs sont aussi coupables que les vendeurs, car l'on produit en raison do la consommation et s'ils refuiiaient impitoyablement tout ce qui blesse leur goût et leur conscience, le style changerait vite. Soyons donc plus sévères : mieux vaut ne pas distribuer d'images que d'eu répaudre de fausses ot de dangweuses,
2. Que l'Ordinaire survoille et épure la fabrication, c'est sou droit et son devoir : on qe se risttnern pas sur une pODte té-
443 LITRE TRBIZltMC.
méraire, qtiftnd on saura que le contrôle peut aller jniqo'à la censure et ii la prohibition.
3. OuB le rabricaiit reslo dans les tradilioni!. Le besoin d'innover cause sa pertf. Qu'on revienne résolùmeut aux images de sainla, aux principaux traits de leur vie, aux faits les plus populaires de l'ancien et du nouveau Testament, avec une brève explication par derrière. Les sujets ne manquent pas, mais bien les études pr6uIablos.
4. Les emblèmes roquiérent à la fois heancoup de délicaluisu lit de pruttenco. Trop rafflués, ils ne sont pas intelligibles; trop vulgaires, ils rabaissent la religion; trop multipliés, ils faussent et fatiguent l'esprit,
5. Plus k's images seront simples, plus elles seront élégantes. On croit faire merveille avec les surprises, les découpures, les boursouQures, les paillettes, etc., et l'on aboutit à des mièvreries et à des jeux d'onfants. Soignez davantage le dessin et la coloration, ce qui est inllnimeiit préférable ; vous produirez alors de petits chefs-d'œuvre qu'on gardera et aimera comme des miniatures.