‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 127 sur 244 · LA MATIÈRE · texte numérisé non relu

LA MATIÈRE

1. Les linges d’église se partagent en deux catégories, suivant qu’ils sont bénits ou non. Les premiers se font nécessairement en lin ou en chanvre ; de là leur nom, tant français que latin, qui dérive du nom même de la plante textile qui fournit le fil employé à leur confection. Les seconds peuvent être faits indifféremment en toile pure ou en coton.

2. Le coton, pour les linges sacrés, n’est même pas admis à l’état de pure tolérance. La S. Congrégation des Rites le rejette impitoyablement et permet simplement de l’user là où il a été introduit frauduleusement1.

1 QuamvisS. R. C., sub die 15 martii 1664, reprobaverit morem, qui forte alicubi obtinuerat, conficiendi amictus, albas, tobaleas altarium, necnon corporalia et pallas ex tela quadam composita ex lino et gossipio subtilissimo ; nihilominus novissimis temporibus adeo invaluit abusus ut, constanti Ecclesiæ disciplina posthabita, nonnullis in ecclesiis non alia adhibeantur suppellectilia, vel ad sacrificandum vel ad altarium usum, nisi ex simplici gossipio confecta. Ad banc corruptelam, quam bene multi consuetudinis nomine cohonestare nituntur, radicitus evellendam, studia converterunt Eminentissimi et Reverendissimi Duraini cardinales sacris tuendis ritibus præpositi : solliciti

LTVRE ONZIÈME.

Page 1