‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 277 sur 580 · ANACARDES · texte numérisé non relu

ANACARDES

Anacafdia seu nuces Anacardii.

Sous le nom d’Anacanies on désigne deux fruits de forme différente, mais dont la structure est sensiblement la même. L’un et l’autre sont durs à l’extérieur, et renferment, entre deux couches résistantes et coriaces, de nombreux alvéoles tous remplis d’un suc âcre et caustique. Ces lacunes sont au milieu d’un tissu parenchymateux, à cellules poreuses etàparois épaisses, parcouru par des faisceaux fibro-vasculaires. Dans l’intérieur de ce péricarpe se trouve une seule graine à enveloppe membraneuse fauve ou rougeâtre, recouvrant un gros embryon â cotylédons huileux, d’une saveur douce et agréable.

Dans la nature ces fruits sont l’un et l’autre portés sur une portion charnue, pédoncule développé ou réceptacle. Mais dans nos droguiers un seul des Anacardes, celui qu’on nomme Oriental, porte parfois cette portion; l’autre, la noix d’Acajou, en est complètement séparée. D’ailleurs, à part ce caractère, les deux fruits se distinguent l’un de l’autre à première vue :

La noix ci’Acajou est réniforme, de couleur gris fauve.

L’Anacarde oriental est ovoïde. Comprimé, de couleur noirâtre.

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