TAMARIN
Tamarmdi. Pulpa Tamarindorum cruda. Fructus Tamarindi décor ticatus.
Le Tamarin est la pulpe cles fruits du Tamarinier {Tamarindus indica L.), arbre originaire des Indes orientales et des parties centrales et orientales de l’Afrique tropicale. Transporté par la culture en Amérique, dans le Brésil et à Curaçao, il y donne des fruits qui nous arrivent parfois dans les pharmacies.
Le fruit entier est une gousse, comprimée ou aplatie, offrant un certain nombre de renflements, correspondant aux points où se trouvent les graines, munie à une extrémité d’un pédoncule de 3 cent, de long, terminée de l’autre par une pointe mousse. Sa longueur est de 6 à 8 cent., sa largeur de 2 à 3 cent, environ. La forme de la coupe transversale est ovale ; la couleur extérieure d’un gris jaunâtre ou brunâtre. Le péricarpe de ces fruits est formé d’une couche extérieure (épicarpe), cartbacée et fragile ; d’un mésocarpe spongieux rempli d’une pulpe brunâtre, et parcouru par 3 à 5 faisceaux fibrovasculaires qui se dirigent du pédoncule vers l’extrémité opposée ; la couche interne (endocarpe) est papyracée et limite un nombre variable de logettes comprimées, carrées, à angles mousses, qui contiennent chacune une graine.
La portion, qui arrive d’ordinaire dans le commerce et qui constitue le Tamarin ou pulpe de Tamarin, est la partie acidule-sucrée du mésocarpe, complètement dépouillée de la membrane la plus extérieure qui s’en détache facilement, mais mêlée des gros filaments du mésocarpe, de débris de la membrane la plus interne et enfin des graines. Cette pulpe est séchée légèrement au feu et expédiée en masses plus ou moins volumineuses.
Elle se reconnaît facilement aux caractères, dont nous avons
déjà indiqué une partie. Elle est d’un brun rougeâtre ou noirâtre, d’une saveur acidulé, plus ou moins douce, en même temps un peu âpre. Les graines, qu’elle renferme, sont comprimées, quadrangulaires, à angles arrondis, lisses, d’un brun marron, marquées tout autour de leur circonférence d’une ligne saillante. Elles n’ont pas d’albumen et leur embr^mn est corné. Quant aux débris de la membrane interne, et surtout aux gros faisceaux fibro-vasculaires qui parcourent la pulpe, ils sont trèscaractéristiques.
Vue au microscope, la pulpe montre une sorte de parenchyme de cellules à parois faiblement colorables en bleu par l’iode, et qui contiennent à l'intérieur une substance granuleuse brune; çâ et là on voit des groupes de cristaux de tarlrate de potasse et de petites masses de matière féculente, à petits grains.
On distingue diverses sortes de Tamarin :
1“ Le Tamarin du Itérant ou cl’Eyple, TttJnarindl levanticœ seu œgyptiacœ^qm vient delà vallée du haut Nil (Darfour, Kordofan, Sennaar), et aussi du côté de Médine. Il est en especes de gâteaux disciformes de 10 à 15 cent, de diamètre sur 2 cent, d’épaisseur, de couleur noire ou brune, assez dur et sec, mêlé de beaucoup d’impuretés, de graines et de débris de la paroi interne du péricarpe. Il arrive d’ordinaire dans les ports de la Méditerranée : Marseille, Livourne, Malte, où on le débarrasse d’une partie des graines et des débris et où on lui donne le plus de ressemblance qu’on peut avec la sorte suivante, qui est plus estimée.
2° Le Tamarin îles Indes orientales, TamarincU indicŒ, est une masse assez lourde, composée d’une pulpe liée, noir brunâtre, plus ou moins molle, mêlée de membranes, de faisceaux fdjro-vasculaires et de graines. L’odeur est acide, la saveur à la fois douce, acidulé et astringente, mais agréable.
3" Une troisième sorte est le Tamarin des Indes occidentales, Tamarmdi occidentales^ qui nous arrive d'Amérique, La pulpe