FRUITS DE GIGUE
Semence de Ciguë. — Fnictus Conii. Semen seu Mericarpium Conii maculati. Semen Cicutœ.
La «Urande Ciguë {Conium maculatum L.), que nous avons déjà précédemment décrite à l’état d’herbe fleurie (page G7), donne aussi ses fruits à nos pharmacies.
Ces fruits {fig. 144) sont très-caractérisés tant par leur aspect extérieur que par leur structure. Ils sont largement ovoïdes, comprimés par le côté, longs de 3 millimètres, sur presque autant de
large, d’une couleur gris verdâtre. Chaque méricarpe porte 5 côtes égales, saillantes, et bien caractérisées par leurs crénelures.
Fig. 144. Fig. 145.
La coupe transversale {fig. 143) montre deux graines convexes sur la face dorsale et fortement sillonnées sur la face commissurale. Tout autour, le péricarpe, marqué de ses côtes, montre surtout dans sa partie interne une structure un peu dilférente de celle des mêmes couches dans les autres fruits d’Ombelîifères. Audessous de l’épiderme et de la couche moyenne se trouve placée, directement contre les enveloppes de la graine, une zone de cellules cubiques {fig. 143 et 1 46 R) dont les parois interne et externe sont épaissies tandis que les parois latérales et transver-
DES FRUITS. — OMBELLIFÈRES
sales sont relativement minces. Ces cellules sont fortement colorées en brun et forment l’enveloppe interne du péricarpe, qui
se moule exactement sur la graine. Cet endocarpe est séparé d’un côté du parenchyme du mésocarpe par une couche semblable (M) de cellules à parois externes, plus minces; d’autre part, des cellules de ralbumen par la couche très-étroite de petites cellules à parois épaissies et colorées en brun, qui forme l’enveloppe de la graine.
Les fruits de Ciguë ont une odeur nauséeuse qui rappelle celle de la plante entière. Ils contiennent une petite proportion d’huile essentielle et de la conicine ou cicutine, qui en est le principe le plus important. Le siège de cette substance et en même temps de l’essence est la couche particulière de cellules sur la structure de laquelle nous avons insisté.
Les fruits de Ciguë officinale se distinguent très-facilement de tous les autres fruits d’Ombellifères tels que ceux de Petite Ciguë {Œthusa CynnpiumL.) et de Ciguë vireuse {Ciciita virosa Lam.) qu’on pourrait y mêler. Les crénelures de leurs côtes sont caractéristiques et l’absence de véritables canaux oléifères vient compléter la détermination.
Fig. 146. — Coupc Irès-grossie d’un fruit de Ciguë. — R. Cellules cubiques de la partie interne du péricarpe. — M. Rangée de cellules entre les cellules cubiques et le parenchyme du péricarpe. — VF. Faisceau libro-\asculaire. — A. Albumen.
BAIES D’iIIÈBLE.
CAPRIFOLIACÉES.