GLANDS DE CHÊNE
Fructus Quercus. Glandes Quercus.
Les Ciiamis de Ciiêne sont les fruits des Quercus sessiliflora
PIPÉRITÉES.
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Smith et Qiiercus pedunculata Ehrh., qui viennent abondamment dans nos bois et nos forêts.
Ces fruits {fig. 152) sont des sortes de capsules ovoïdes ou oblongues, à péricarpe coriace, dures et luisantes, de 2 centimètres de long en moyenne sur 1 centimètre de diamètre, ombiliquées au sommet et marquées par les restes du limbe calicinal. A la base du fruit est un involucre cupuliforme, formé de bractées très-petites, ligneuses, appliquées les unes contre les autres et soudées dans presque toute leur ■ |'| |î| longueur. Cette cupule ne vient pas d’ordinaire JH|||||| dans les pharmacies. — Le gland lui-même contient au-dessous du péricarpe une seule graine Fig. 152. brunâtre (1). Cette semence a une enveloppe mince, parcourue longitudinalement de vaisseaux qui se divisent en s’anastomosant entre eux. L’amande est constituée par un gros embryon, formé de deux cotylédons très-développés plans convexes, appliqués l’un contre l’autre et recouvrant la radicule. Le tissu de ces cotylélons, qui sont de couleur jaunâtre, est un parenchyme, parcouru de faisceaux fibro-vasculaires, et dontles cellules contiennent les unes de l’amidon et une matière grasse, d’autres, rangées par séries, seulement de l’amidon. En outre çà et là on voit des cellules isolées complètement vides.
La saveur des glands est âpre et amère. Ils contiennent de l’amidon dans les proportions de 30 à 32 p. lüO; une matière grasse, épaisse, jaunâtre, de saveur douceâtre et âcre ; de la gomme ; du tannin ; un extractif amer.
PIPÉRITÉES.
LesPipéritées fournissent à nos droguiers un certain nombre de fruits, qui portent le nom général de Poivres. De ces fruits, les uns sont isolés, et cueillis, soit à la maturité, ou tout au moins dans un état de développement avancé ; les autres, cueil-
(1) L’ovaire était primitivement à 3 ou 4 loges biovulées, mais par avortement le fruit est devenu uniloculaire et monosperme.
DES FRUITS. — PIPÉRITÉES.
lis avant le développement complet, sont réunis sur un axe commun et entremêlés de bractées, qui représentent les périantlies : tels sont les Poivres lon^s. — Tous ont pour caractères communs une saveur piquante et une odeur également piquante et en même temps aromatique, qui se développe sur- , tout par la pulvérisation. Tous contiennent de l’huile essentielle, de la résine et des corps cristallisables qu’on a nommés suivant les cas Pipérine ou Cubébine.
A ces caractères organoleptiques se joi-
gnent des caractères de structure. Les fruits des Poivres (/?^.153) sont des baies monospermes, dont le mésocarpe charnu devient très-mince par suite de la dessiccation et s’affaisse par points de manière à ce que la surface des fruits desséchés est très-fortement ridée. Au-dessous du péricarpe se trouve une graine, qui en occupe toute la cavité, et qui est formée de deux enveloppes dont l’extérieure constituée par une couche de cellules pierreuses, et l’interne par une série de cellules épaisses, brunes, fortement adhérentes entre elles et difficiles à distinguer l’une de l’autre. Au-dessous un albumen amylacé, et contenant, outre des gouttelettes d’huile essentielle, des cristaux de pipérine ou de cubébine, remplit l’enveloppe entière, laissant simplement vers la pointe une petite logette limitée par des parois brunâtres, et qui contient un petit embryon au milieu d’une petite masse d’albumen charnu. — Quant au péricarpe, il présente en général, au-dessous de l’épiderme, une ligne de cellules pierreuses, plus ou moins serrées les unes contre les autres ; une couche moyenne parfois assez épaisse contenant dans les cellules do son parenchyme des grains de fécule, et en même temps de nombreuses larmes d’huile essentielle ; enfin, tout à fait à l’intérieur, un parenchyme assez lâche, sans amidon contenant surtout de l’huile essentielle.