‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 359 sur 580 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

GRAINES iSEMINA).

Les Ciraines OU Semences employées en pharmacie appartiennent it diverses familles du règne végétal, tant Monocotylédones que Dicotylédones. — On ne saurait les confondre avec aucun autre organe, sinon avec les fruits; mais, d’une part, le caractère que nous avons déjà signalé à propos de ces derniers, c’est-à-dire la trace du style sur un point de leur péricarpe ; d’autre part, les particularités que nous allons indiquer à propos des graines permettront dans tous les cas de savoir auxquels de ces deux organes se rapporte la substance qu’on veut déterminer.

Les graines sont composées d’une enveloppe nommée épisperme et d’une amande.

L’enveloppe elle- même est généralement double ; l’extérieure se nomme testa^ l’intérieure tegmen ou endoplèvre. Ces deux couches sont parfois bien distinctes, comme dans le IHein ; d’autres fois intimement liées entre elles et non visibles à l’œil ; mais l’examen microscopique en décèle le plus souvent l’existence.

Le testa est marqué d’un point particulier, par lequel la graine s’attachait au fruit 167 h) ; cette insertion peut être plus ou moins étendue, quelquefois simplement punctiforme, d’au-

Fig 1G7. Graine tle Idguniineiiso : k, llylc. m. Micropylc.

Fig. It'S. Graine d’orange ; /i. llyle. b. Kaplié. c. GliaUuo.

DES GKA.LNES.

1res fois occupant toutunbord ou même une assez grande partie de la surface de la graine. Du hile partie plus souvent un cordon ou faisceau fibro-vasculaire [fig. 168 r), nommé raphé, qui aboutit à un point d’ordinaire plus coloré que le reste du tissu et qu on nomme chalaze {fig. 170 c). C’est par là que les vaisseaux pénètrent dans l’amande. En outre, on distingue dans la graine une petite ouverture plus ou moins marquée, qu’on désigne sous le nom de micropgk {fig. 169 m) : c^est le point par lequel s’est faite la fécondation lorsque la graine était encore à l’état d’ovule.

L’amande de la graine est formée essentiellement par Vembryon {fig. 160), qui est la petite plante en miniature destinée h se développer par la germination. On y voit un petit axe dont la partie inférieure r {radicule) donnera naissance à la racine, dont le corps qui représente la tige t porte le nom de tigelle^ et dont la partie supérieure g est un petit bourgeon terminal {g emmide). Les organes appendiculaires sont représentés par une ou deux feuilles c plus ou moins épaisses, qu’on a nommées des cotylédons. L’embryon est quelquefois tout seul et remplit complètement la cavité limitée par l’épisperme. D'autres fois, il est accompagné {fig. l'O) et généralement entouré d’un tissu qu’on nomme endosperme on albumen .Linns le premier cas on dit que la graine est exalbuminée.

En outre, on distingue parfois à la surface de la graine j recouvrant une partie ou môme la totalité du lesta, une membrane d’aspect varié qu’on désigne sous le nom dCarille^ lorsqu’elle dépend du funicule ou cordon qui attache la graine au fruit ; et sous le nom do faux avilie ou û'arillode, lorsque c’est un développement d’une autre partie de la graine. Parfois cette membrane^ prend une importance telle, qu’on l’emploie dans les pharmacies, séparée de la semence qu’elle recouvrait. Tel est le cas de cette substance jaune, aromatique, de consistance ferme, découpée en longues lanières, qu’on nomme Macis et qui n’est autre chose qu’un arillode appliqué sur la sui'face de la ?ioix muscade.

DES ÜHÂlNES.

3üT

Des différences, très-importantes au point de vue botanique, peuvent exister entre les graines, et servent à les caractériser. La plus essentielle est celle qui a permis de séparer les plantes Phanérogames en deux grands embranchements : les Dicotylédones et les, Monocotylédones.üdLxy?, les premières, l’embryon a deux cotylédons {fig. 161)) ; dans les secondes {fiy. 170), une seule feuille, qu’il

endosperme est aussi un moyen précieux pour la détermination des graines ; la considération de ce caractère a permis aux botanistes de distinguer entre eux des groupes naturels, et nous lui attribuerons toute l’importance qu’il mérite. La nature de l’albumen, lorsqu’il existe, ne doit pas être négligée: il est tantôt amylacé, tantôt corné, souvent huileux. Dans certains cas, comme dans les graines d’Amomacées par exemple, on distingue même deux albumens de nature différente.

La position de la radicule par rapport aux cotylédons a aussi une valeur, comme caractère, surtout lorsque l’embryon est très-développé et qu’on veut facilement constater les rapports de ces parties. Dans les graines exalbuminées, nous établirons les divisions suivant que la radicule sera droite, placée dans la direction même de l’axe de l’embyron, ou suivant qu’elle se recourbera sur les cotylédons soit sur les côtés, soit même sur le dos de l’embryon.

Itiü. Kml)ryon ilicotylédomi : r. Hiidiciilo. l, Tigello. g. Ci’iiimulc. f, c. CoUlédoiis.

17U. Draine ulljimiinüc dr Muriocotjlédoiie : a Allmiiien. e, Kmliryon.

tinguer dans La préser

Fiy. loü.

Fig. 170.

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