CHÉLIDOINE
Grande Éclaire. — Ilerba Chelidonü.
La ciiéiidoine {C helidonium majus L . ), qui est abondante dans toute l’Europe, sur les murs et dans les haies, n’a d’activité qu’à l’état frais, et on ne l’emploie guère autrement.
La plante a des tiges rameuses, hautes de 50 à 60 cent., noueuses aux articulations, pourvues de quelques poils mous, articulées. Les feuilles, qui sont insérées sur les nœuds, sont molles, vertes en dessus, glauques en dessous ; elles sont dans leur ensemble largement ovales, pinnatiséquées, à 5-11 segments éloignés les uns des autres, obovales, incisés-crénelés, rétrécis en pétiolule inégalement bordé à la base; le segment terminal cunéiforme est manifestement plus grand que les autres. Les fleurs sont disposées en toutes petites ombelles. Elles ont un calice caduc à 2 sépales, 4 pétales de couleur jaune, de nombreuses étamines. Le fruit est une capsule siliquiforme, uniloculaire, portant un assez grand nombre de graines sur des placentas pariétaux, qui persistent après la chute des deux valves.
Toute la plante est caractérisée par l’existence d’un suc jaune safrané ou orangé, de saveur amère , âcre et même caustique. 11 contient un acide particulier: acide chélidonique et deux alcaloïdes azotés: chélidonine eil^chéléryth'ine.
FUMARIACÉES.