‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 39 sur 580 · FUMETERRE · texte numérisé non relu

FUMETERRE

Ilerba Fumariœ.

C’est l’herbe fleurie du Fumaiia officinalis L., plante extrôme-

PtA^■cHox. — Drogues simples.

1)ES lIEEtBES. — CRUCIFÈRES.

ment répandue dans toutes nos cultures. On l’emploie de préférence il l’état frais.

Cette espece a des tiges anguleuses, rameuses, plus ou moins diffuses. Les feuilles sont bipinnatiséquées, à segments plans, cunéiformes, découpés en lobes oblongs linéaires, obtus, aigus ou mucronulés. Les fleurs sont en grappes lâches, d’un rose pourpre, à deux sépales ovales -lancéolés, plus étroits que la corolle ; cette dernière est formée de quatre pétales, dont le supérieur gibbeux. Les étamines sont disposées en deux faisceaux portant chacun au milieu une anthère à deux loges et de chaque côté une seule loge d’anthère. Le fruit est une silicule arrondie, plus large que longue, tronquée et comme échancrée au sommet.

Toute la plante est glabre, glauque, molle, remplie d’un suc un peu visqueux qui lui donne une saveur amère, salée et désagréable. Elle contient de Y acide Fumarique.

On a donné quelquefois le nom de Fumaria media L. à une forme du Fumaria o/y«cm«/2s L., à pétioles recourbés et accrocliants; il va sans dire qu’elle a les mêmes propriétés que le type. Mais il faut distinguer de la Fumeterre officinale le Fumaria Vaillantii Lois., qui n’en a pas du tout ramertume. Cette plante a les pédoncules fructifères plus longs que les bractées ; les sépales linéaires aigus, beaucoup plus courts que les pétales; la silique globuleuse, à sommet arrondi. Les fleurs sont plus petites que dans le F. officinalis L. et les segments des feuilles plus étroits et plus aigus.

CRUCIFÈRES

Ces plantes sont faciles â reconnaître à leurs caractères de famille : Feuilles alternes ; fleurs à quatre sépales en croix, à quatre pétales également opposées deux à deux {flg. 24), à six étamines {ftg. 25), dont quatre grandes placées par groupes de deux vis-à-vis l’un de l’autre. Le fruit est formé de deux car-

CRUCIFERES.

ol

pelles souciés par leurs bords, entre lesquels se développe une fausse cloison et qui s’ouvrent à maturité en deux valves, laissant

Fin. - *•

en place un cadre placentifère et la fausse cloison. Ce fruit est tantôt allongé et étroit (siliqiœ) {fig. 26), tantôt large et court {siliculé) {fig. 27).

Fig. 25. Fig. 20. Fig. 27.

En outre toutes les Crucifères employées ont une odeur piquante de raifort ou plus rarement alliacée, qui se développe

Fig. 24. — Corolle cruciforme àc. la Giroflée jaune [Cheiranthus Cheiri L.), un des pétales isolés.

Fig. 25. — Etamines tétradynanies.

Fig. 26. — Silique du chou [Brassica oleracea L.).

Fig. 27. — Siliculé d'un Lepidium.

DES IIEUBES. — CRUCIFERES.

lorsqu’on les froisse. Leur saveur est aussi très-âcre et très-piquante.

Nous résumerons dans le tableau suivant les caractères des espèces employées dans nos pharmacies, soit à l’état frais, soit à l’état sec.

Silicule globuleuse; feuilles creusées en

cuiller

Silique courte; tiges radicantes; feuilles succulentes à segments ovales ou arrondis

Silique cylindrique hexagonale; feuilles pinnatifides; fleurs petites et jaunes.

Silique cylindrique; feuilles grandes, indivises, à odeur d’ail ; fleurs blanches.

Silique surmontée d’un bec ensiforme ; fleurs grandes, d’un blanc jaunâtre, réticulées de veinules violettes

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