‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 407 sur 580 · FÈVES PICHURIM · texte numérisé non relu

FÈVES PICHURIM

Fève Pécburim, Pichorim, Pichola, Picliora. Noix de Sassafras. — Fabœ seu Cotylæ Pichurim.

On donne le nom de Fctcs Pichurim aux cotylédons isolés des graines deLaurinées appartenant au genre IScclandra (autrefois Ocotea)^ et qui sont probablement les Nectandra Puchury major et minor Nees.

DES GUAliNES. — LAURINEES.

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Ces Fèves sont de deux sortes :

1" Fève Picliupiin Traie OU Grosse FèTe Ficliuriiii. — Se-

men Pichurim majiis, rapportée par la plupart des auteurs au ISeclandra Puchunj major Nees.

Les cotylédons de cette graine sont elliptiques, oblongs, convexes sur leur face dorsale, plans ou creusés en gouttière sur la face opposée. Ils sont longs de 3 à 4 cent., larges de 1,5 à 2. Leur couleur est d’un brun noirâtre à la surface. A une certaine distance de l’une des extrémités, ils portent une radicule ou l’empreinte de cet organe. La coupe de la graine montre un tissu huileux d’un brun pâle, légèrement marbré. Le parenchyme, qui forme ces cotylédons, est composé de cellules qui contiennent une matière grasse et de gros grains d’amidon, plus ou moins ovoïdes, qui montrent clairement leurs couches concentriques autour d’un bile central. On y trouve en outre des cellules remplies d’une huile essentielle d’un jaune pâle.

La saveur et l’odeur de ces semences rappellent à la fois celles de laMuscadeet du Sassafras. — Elles sont fréquemment recouvertes de cristaux blancs, qui proviennent de l’huile essentielle volatile, qui donne son odeur à la substance. On y retrouve une matière grasse butyreuse et une autre matière grasse, qui rappelle la stéarine, mais quia des propriétés particulières.

2° FèTe Pichurim bâtarde OU Petite Fère Pichurim. — Semen Pic/iurim minus.

Cette fève diffère de la précédente en ce que les lobes cotylédonaires sont plus petits, plus convexes, beaucoup moins allongés, à contour presque arrondi. La longueur varie entre 2 ou 3,5 cent., la largeur entre 1,5 â 2 cent. La surface noirâtre est souvent recouverte par des débris d’un épisperme rugueux, d’un gris rougeâtre. Elle ne présente pas d’ordinaire de crista’ux de matière odorante.

Le parfum de ces Fèves est bien moindre que celui de la Grande Fèoe Pichurim qu’elles rappellent par leur structure ; elles contiennent seulement un plus grand nombre de cellules à

GRAINES D’ÉPURGE. 415

huile essentielle, et les grains d’amidon sont un peu moins gros.

EUPHORBIACÉl-S.

Les graines d’Euphorbiacées, qu’on trouve dans nos pharmacies, sont toutes douées de propriétés purgatives ou drastiques, qu’elles doivent aux principes contenus dans leur amande huileuse. Un albumen abondant, et dans l’axe de cet albumen un embryon assez large, mais peu épais, à cotylédons foliacés souvent marqués de nervures, constitue cette amande enveloppée d’une membrane mince (endoplèvre), d’ordinaire blanchâtre. Le tout est recouvert d’un testa crustacé, fragile, qui se sépare très-nettement des tissus sous-jacents, et qui donne aux grains leur forme généralement ovoïde et leur couleur extérieure assez variable. Parfois une caroncule charnue, blanchâtre ou grisâtre, surmonte la graine ou laisse des traces de sa présence par une cicatrice d’insertion. — Ces caractères permettent assez facilement de reconnaître les semences d’Euphorbiacées, que nous avons à décrire. Les traits différentiels que nous indiquons dans le tableau suivant permettront de les distinguer entre elles :

A. Graines caronculées.

Graines petites, réticulées à la surface, de couleur brunâtre ou grisbleuâtre

Graines plus grosses, à surface lisse, brillante, marbrée

B. Graines sans caroncule.

Graines grossesà surface noirâtre parcourue de fentes à fond jaune clair.

Graines à section transversale presque quadrangulaire , de couleur jaunâtre tachée de noir

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