‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 41 sur 580 · CRESSON DE FONTAINE · texte numérisé non relu

CRESSON DE FONTAINE

siculeuses, à valves persistant très-longtemps, fortement veinées en réseau.

La saveur des feuilles et de la plante entière est âcre et piquante : l’odeur des parties qu’on écrase est très-prononcée et lient à la présence d’une huile âcre contenant du soufre, et analogue à l’essence de moutarde.

On peut employer, en guise de Cochlearia officimlis L., les Cochleariadanica\j.e.i Cochlearia anglicah. \jQ Cochlearia anglica L., qui vient sur toutes les côtes de l’Océan, se distingue par ses touffes plus denses, ses feuilles radicales non cordées à la base et décurrentes sur le pétiole, ses fleurs beaucoup plus grandes, et ses silicules beaucoup plus grosses, vésiculeuses. Quant au C. danica L., c’est une plante beaucoup plus petite que la précédente dans toutes ses dimensions. Les feuilles caulinaires sont toutes pétiolées, deltoïdes, marquées de trois à cinq angles. Les silicules sont ellipsoïdes, atténuées aux deux extrémités, à valves tombant de bonne heure. Cette espèce existe en France sur les côtes de Bretagne et de Normandie, dans les Iles Britanniques et les parties septentrionales de l’Europe.

Enfin, signalons en passant le Raifort sauvage, ou Cran {Cochlearia Armoracia\j. ^ Armoracia rusticana Reichb., Roripa rusticana Gren. et God.) qui croît dans les pays humides et dont les tiges donnent, lorsqu’elles sont écrasées, un suc âcre, contenant une huile essentielle analogue à celles de Moutarde et de Cochléaria. Cette espèce est facilement reconnaissable àses grandes feuilles radicales, de 20 à 40 cent., longuement pétiolées, ovales-oblongues, en cœur à la base, crénelées sur les bords.

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