‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 431 sur 580 · PAREIRA BRAVA · texte numérisé non relu

PAREIRA BRAVA

Racine de Butua ou de Pareira Brava. Radix Pareiræ Bravæ.

Le Pareira Brava est la racine d’une Ménispermée du Brésil, dont l’origine est encore inconnue. On l’avait rapportée au Ctssampelos Pareira L., mais la structure des racines de Cissampelos en général, et en particulier du Cissainpelos Pareira L. (1),

(1) La racine du Cissampelos mauritiana , qui se trouve dans le droguier de 1 École de pliarmacie, a des faisceaux ligneux qui divergent en éventail du

PA REIRA BRAVA.

est si différente qu’on ne saurait accepter une pareille opinion.

Elle est en gros fragments cylinclroïdes, qui peuvent atteindre 7 à 8 centimètres de diamètre. La surface latérale est recouverte d’une écorce assez mince brunâtre, un peu fongueuse. La coupe transversale montre une série de zones assez épaisses, emboîtées les unes dans les autres, autour d’un centre commun occupé par la moelle. Chacun de ces segments est limité par une large ligne brunâtre de tissu libérien parcouru par des rayons médullaires. JL/intérieur est formé d’un tissu ligneux, extrêmement poreux, strié par des rayons médullaires nombreux et inégalement épais. Des vaisseaux à diamètre considérable, des cellules ligneuses tout autour, enfin de minces rayons médullaires formés d’une seule rangée de cellules, se groupent en petits secteurs cunéiformes, qu’on peut voir à l’œil nu limités par des rayons médullaires épais à plusieurs rangées de cellules, et qui se placent à côté l’un de l’autre pour remplir le champ de chacune des zones. Au centre, la moelle très-petite est formée de cellules de grosseur et d’apparence diverses: les unes sont grandes et leurs parois sont de moyenne épaisseur; d’autres ont des parois complètement inscrustées ; enfin des cellules plus petites, à parois également épaisses, contiennent une matière d’un brun rouge, qui se retrouve aussi dans le tissu qui sépare les segments ligneux les uns des autres. Dans les cellules des rayons médullaires se trouve une certaine quantité d’amidon.

La Racine de Pareira brava n’a pas d’odeur marquée : elle a une saveur assez peu sensible dans les échantillons anciens.

Elle contient de la Pélosine, ou Cissampéline, que M. Flükiger a identifiée avec la Derbérine^ \diDuxine et \di Paricine.

La racine que nous venons de décrire et qui est la seule qu’on

centre vers la circonférence, et qui sont par conséquent tout différemment groupés que ceux de notre Pareira Brava. Une structure tout à fait analogue à celle du C. mauiiiiana est indiquée par M. Hanbury pour le Cissampelos Partira (Voir IlANBuay, on Pareira Brava. Vharmae. Journal, août, 1873'.

442 DES RACINES. — MÉNISPERMÉES.

trouve dans nos pharmacies sous le nom de Pareira Brava, n’est pas, d’après les observations toutes récentes de M. Hanbury, la substance primitivement connue sous ce nom. Celte dernière, telle que l’ont décrite Pison au dix-septième siècle, Geoffroy dans le dix-buitième, et telle que la figure M, Hanbury dans son mémoire déjà cité, est tortueuse, brun-noirâtre à l’extérieur, sillonnée longitudinalement et marquée, de distance en distance, de fissures, ou de dépressions transversales et an- nulaires. Le tissu intérieur est d’un brun clair ; au centre de la racine se montre une sorte de cylindre dans lequel les faisceaux ligneux, séparés les uns des autres par de larges rayons médullaires, sont disposés en éventail autour d’un axe central, Tout autour de cette portion médiane se trouvent un certain nombre de zones concentriques traversées par des rayons médullaires, tantôt épais et cunéiformes, d’autres fois très-étroits et peu distincts.

Cette racine, qui paraît avoir une activité plus grande que notre Pareira Brava actuel, est produitë par le Chondodendron tnmentosum Ruiz et Pavon {Cocculus platyphijlla Aug. St.-Hil.; Botrrjopsis platyphylla Miers).

î). COLOMBO.

Racine de Colombo. — Columbo ou Colombo. Radix Calombo.

Le Colombo est la racine d’une Ménispermée, qu’on a nom mée dans ces derniers temps Jatorrhiza Calumba Miers {Cocculus palmatus Menispennum Columbo Roxb.). Elle vient de la

côte occidentale d’Afrique, dans le Mozambique, des colonies portugaises de cette région; on la cultive dans diverses îles de l’océan Pacifique, à Maurice, aux Seychelles, de même que sur les côtes de Malabar,

Dans le commerce, le Colombo arrive en rouelles plus ou moins épaisses, de 3 à 8 centimètres de diamètre. Les surfaces latérales sont brunes, irrégulièrement ridées. La coupe trans-

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