‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 445 sur 580 · RÉGLISSE · texte numérisé non relu

RÉGLISSE

La coupe transversale (//^. 213) montre à l’œil deux zones distinctes, l’écorce et le bois, séparées par une ligne foncée de cambium, et qelquefois même se détachant l’une de l’autre. L’écorce a en épaisseur le tiers de rayon. Elle est d’une couleur jaune foncée, et la loupe y fait distinguer des lignes ponctuées circulaires et rayonnantes. Le bois est de couleur jaune, parcouru par de nombreux rayons médullaires entre lesquels on aperçoit de nombreux pores, qui sont l’orifice des vaisseaux. — Dans les racines, le tissu intermédiaire aux rayons se prolonge jusqu’au centre ; dans les stolons il y a une moelle brunâtre peu développée.

Un grossissement plus considérable montre {fig. 214) :

1° Dans l’écorce une première zone subéreuse s, formée de 8 à 10 rangées de cellules tabulaires fortement tassées les unes contre les autres, brunâtres dans les séries externes ; puis un parenchyme de cellules allongées tangentiellement et remplies de graines de fécule. Ce parenchyme est très-étroit et se confond bien vite avec l’épanouissement de rayons médullaires, qu’on trouve très-développés dans la troisième zone ou libérienne /, et qui partant de la zone ligneuse vont en s’élargissant vers la périphérie de l’écorce. Entre ces rayons se trouvent les faisceaux libériens /?, composées de paquets de cellules fibreuses rangées en 2 ou 3 séries radiales au milieu d’un parenchyme, dont les cellules se distinguent de celles des rayons médullaires par leur direction transversale. Les faisceaux libériens sont formés chacun de cellules à diamètre assez étroit, à parois épaissies présentant sur la coupe transversale un contour arrondi, ellipsoïde ou polyédrique; sur la coupe longitudinale on voit ces faisceaux, formés de très-longues cellules, courir en ondulant et s’envoyant entre eux des branches anastomotiques. Chaque faisceau est entouré d’une sorte de ceinture de cellules quadrangulaires remplies chacune par un gros cristal d’oxalale de chaux. Ces cristaux se rencontrent du reste câ et là dans les autres couches de l’écorce. Le bois b est aussi parcouru de larges rayons mé-

4C’t DES RACINES. — LÉGUMINEUSES.

(lullaires rm qui se continuenl avec ceux de la zone libérienne et qui olfrenl la même structure. Entre les rayons médullaires se trouve le tissu ligneux proprement dit, composé de gros vaisseaux ponctués tantôt isolés, tantôt groupés par 2 ou plus rarement 3 par 3. Autour de chaque gros vaisseau ou de chaque groupe se trouve un tissu ligneux dont les cellules ont tout à fait l’apparence des cellules fibreuses du liber. Ces faisceaux sont également limités par des cellules à cristaux. La moelle quand elle existe est formée d’un tissu cellulaire lâche, amylacé.

La Réglisse a une saveur douce, mêlée d’une certaine âcreté. Elle contient un principe doux qu’on a nommé Glycyrrhizine, de l’asparagine, une matière résineuse âcre, de l’amidon.

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