‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 458 sur 580 · SUMBUL · texte numérisé non relu

SUMBUL

Racine de Sumbul, de Sambola ou Sambula. Racine de Musc. — Radix Sumbuli.

Nous mentionnerons sans beaucoup nous y étendre une racine qui a été préconisée contre le choléra, les affections adynamiques, etc., etc., et qui nous vient de la Bucharie par la voie de la Russie. La plante qui la donne, longtemps inconnue paraît avoir été trouvée récemment et être cultivée au jardin de Moscou. C’est une Ombellifère qu’on a nommée Sumbulus moschatus Koch (I).

(1) Voir Hagen’s P harmaceutische Centralhall, XI, 3G7, et VVigers et Husniann. Jahresb. is70, pag. 158.

IIÂCINE DE SÜMBUL.

La racine telle qu’elle nous arrive est en grandes rondelles cylindriques ou en morceaux fendus dans la longueur. Elle a un diamètre de 7 à 10 centimètres environ. Sa surface latérale est d’un gris fauve, marquée dans la partie supérieure de nombreuses franges circulaires très-rapprochées et de fibres assez longues provenant de la désagrégation de lamelles papyracées superposées les unes aux autres et qui forment un suber feuilleté à la surface de la racine. Les deux faces, inférieure et supérieure, sont généralement souillées d’un suc adipo-résineux jaunâtre ou môme brunâtre, qui, exsudant à la surface, a recouvert tous les tissus et masque ainsi la structure de la racine qu’on ne voit bien que par une coupe transversale faite sur la substance sèche.

Cette structure est assez compliquée et rappelle à certains égards l’intrication des éléments, que nous aurons â signaler dans la Rhubarbe. Avec un peu d’attention, on remarque cependant une portion corticale, qui est séparée par une légère ligne de la zone ligneuse, et qui par places s’en détache même complètement. Cette écorce est très-spongieuse et formée, audessous des couches concentriques du suber, de nombreuses lamelles de tissu libérien contenant un certain nombre de réservoirs oléo-résineux, moins gros que dans l’Angélique et la Livèche. .Les rayons médullaires qui séparent ces lamelles se détruisent souvent et laissent ainsi des lacunes qui rendent le tissu extrêmement lâche.

La couche séparation entre l’écorce et la zone ligneuse est loin d’être régulière : elle forme au contraire une ligne dentelée extrêmement sinueuse, saillante tantôt du côté du bois, tantôt du côté de l’écorce, de façon que les deux zones sont comme engrenées l’une dans l’autre. La partie ligneuse est formée d’une grosse masse cellulaire amylacée, au milieu de laquelle se montrent de nombreuses lamelles verticales, obliques ou horizontales, qui se portent vers l’écorce en suivant un parcours extrêmement irrégulier. Ces lamelles qui sont formées

DES RACINES. — OMBELLIFÈRES

de tissu fibreux, contenant quelques vaisseaux seulement dans les couches périphériques, laissent parfois entre elles des lacunes bien évidentes à l’œil ; on y distingue aussi quelques réservoirs oléo-résineux. Leur point de départ n’est point le centre de la racine, mais bien les bords d’une masse centrale amylacée à grosses cellules qui est une véritable moelle, assez vaguement délimitée.

Le Sumbul a une forte odeur de musc, une saveur amère et aromatique. Il contient une huile essentielle, de la résine, de l’acide Angélique {acide sumbulique), une matière amère, de l’amidon.

2o. RACINE DE MEUM.

liadix Mei.

La Racine de lleum est fournie par le Meum Alhamanticum Jacq., plante des montagnes du Midi de l’Europe.

Elle nous arrive dans les droguiers en fragments de 7 à 10 centimètres de long, sur 1 à 1 /2 centimètre de diamètre, portant à l’extrémité supérieure un pinceau de fibres longues, roides, de couleur grisâtre, qui sont les restes des feuilles radicales. La racine se termine supérieurement par 2 branches fortement sillonnées en travers, qui sont le point de départ de 2 tiges aériennes. La couleur de la racine est d’un gris-brun, ou rougeâtre. Sillonnée circulairement au-dessous du paquet de fibres, elle est fortement ridée en long dans sa partie moyenne et inférieure.

La coupe transversale {fg. 219) montre une écorce épaisse, qui atteint les deux tiers ou même les trois quarts du rayon total de la racine et qui entoure une zone de tissu ligneux percée d’une multitude de vaisseaux, et traversée par un certain nombre de rayons médullaires relativement étroits.

Les tissus de l’écorce sont lâches et spongieux. Ils ont une structure qui rappelle celle de l’Angélique et de la Livèche, mais avec certains caractères distinctifs. Une série de réservoirs

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