‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 460 sur 580 · RACINE DE PANICAUT · texte numérisé non relu

RACINE DE PANICAUT

Racine de Chardon Roland.— Radix Eryngii seu Asleris inguinalis sen Capiluli Martis seu Acus Veneris.

Le ciiapiion Roiaïui {Eivpigiiim campestre L.) croît dans les champs et aux bords des chemins de l'Europe centrale et méridionale.

Sa racine arrive dans les pharmacies en fragments de 10 à 15 centimètres de long sur une épaisseur de 5 à 10 millimètres. Elle est, comme celle du Meum, couronnée par un bouquet de fibres rudes; sa couleur est grisâtre, elle est fortement sillonnée d’anneaux dans le sens transversal et marquée de nombreuses élevures ou tubérosités qui se rangent aussi en lignes circulaires.

La coupe transversale montre une écorce épaisse, ayant environ la moitié du rayon total. Cette écorce renferme, au-dessous d’une mince couche assez dense, un tissu spongieux paraissant

l’œil comme formé de lamelles étendues dans le sens tangentiel, placées les unes contre les autres, mais laissant entre elles des intervalles qui donnent au tissu une apparence feuilletée. On ne voit point de rayons médullaires et par conséquent pas de stries radiales bien marquées. Au milieu du tissu on remarque çâ et là des orifices assez larges de véritables réservoirs, analogues à ceux des Apium et qui contiennent une substance oléo-résineuse de couleur assez pâle : ces mêmes orifices se remarquent sur les couches externes.

La zone ligneuse se détache souvent complètement de l’écorce parle seul fait de la dessiccation et comme si ces couches extérieures n’avaient pu suivre son mouvement de retrait. Cette zone est jaunâtre, percée d’une multitude de pores, et au microscope on s’aperçoit en effet que le tissu ligneux est surtout formé de vaisseaux à assez large ouverlure, reliés par quel-

RACINE DE DOUCAGE.

ques fibres ligneuses à parois indurées, et parcourus par de très-minces rayons médullaires.

Tous ces caractères et surtout ceux de Técorce distinguent nettement celte substance delà racine du Meu>n.

La racine de Panicaut, lorsqu’elle est sèche, a une odeur peu prononcée et qui ne rappelle point l’arome ordinaire des Ombellifères. Elle a une saveur douceâtre, très-piquante, laissant une impression très-légèrement Acre A la langue et uu arrièregoût amer.

Page 1