‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 464 sur 580 · RACINE DE CAINÇA · texte numérisé non relu

RACINE DE CAINÇA

Racine de païnça, — Radix Caincœ seu Cainanœ.

Les Racines île Caïnça sont données par diverses espèces de Chiococca, plantes de l’Amérique tropicale : Antilles, Mexique, Brésil, La racine que notre Pharmacopée fran-

DES RACINES. — RUBIACEES.

çaise donne comme officinale est celle du Chioeocca anguifuga Martius, qui croît dans le Brésil. Les Allemands emploient de préférence le Chiococca racemosa Jacquin, des Antilles. Il n’y a du reste pas de grandes différences de structure entre ces sortes; nous les indiquerons, après avoir décrit la Racine de Cainça de notre Codex.

Elle est en morceaux de dimensions très-variables, depuis celle d’une plume jusqu’à celle du doigt et au delà; sa longueur peut atteindre 36 à 40 centimètres. Elle est tortueuse, recouverte d’une écorce de couleur brunâtre, qui présente de nombreuses lignes circulaires transversales, mais qui est surtout caractérisée par la présence de sortes de côtes, qui courent tout te long de la racine, en s’anastomosant quelquefois entre elles. En examinant la coupe transversale, on voit que ces côtes sont formées par un axe ligneux entouré d’écorce, qui s'est comme juxtaposé à la racine principale. L’écorce, assez mince, n’ayant guère que 2 ou 3 millimètres d’épaisseur, entoure un corps ligneux bien développé de couleur blanchâtre, d’apparence poreuse à la loupe, que de fins rayons médullaires strient du centre à la circonférence.

Les couches corticales montrent au microscope les tissus suivants : quelques rangées de cellules subéreuses formant la zone lapins extérieure; au-dessous un parenchyme de cellules étendues dans le senstangentiel, mêlées vers sa limite interne de cel - Iules pierreuses éparses ; enfin, la zone interne ou libérienne pa rcourue de rayons médullaires à cellules cubiques, et formée d’un tissu de cellules, étendues dans le sens de l’axe, irrégulièrement carrées ou sinueuses sur la coupe transversale, à parois assez, épaisses, pour remplir parfois toute la cavité de la cellule. — Toute cette écorce est riche en fécule, qui remplit les cellules du parenchyme.

Le corps ligneux montre de minces rayons médullaires analogues par leur structure à ceux des couches corticales. Le tissu du bois lui-même est formé d’un parenchyme de cellules

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