SQUINE
Racine de Chine. — Radix Chinœ. Tubcr Chmœ. Radix China nodosœ seu orientalis.
La Stfiuine est la souche du Smilax China L., plante du Japon, de la Chine et de la Cochinchine. Elle nous arrive de Singapour et de Calcutta, séchée et dépouillée de ses racines adventives, en même temps que de ses tiges aériennes.
A cet état elle est en morceaux légèrement aplatis, de 7 à iO cent, de longueur, sur 2 à 3 cent, d’épaisseur, se renflant en certains points, de manière à atteindre une épaisseur de 7 à 8 cent. La surface entière est brun-rougeâtre, assez irrégulièrement bosselée, marquée de cicatrices nettes, résultant de l’ablation au couteau des tiges et des racines.
RHIZOMES. — SMILâCEES.
La coupe transversale (//^. 268) montre un tissu d'une couleur cannelle, assez pâle à la circonférence, se fonçant de plus en plus vers le centre; un pointillé blanc, qui est surtout marqué dans le cœur de la racine, indique la présence de gros faisceaux fibrovasculaires, au milieu desquels la loupe permet de voir deux gros pores, qui ne sont que l’ouverture de deux gros vaisseaux. La structure de ces diverses couches est la suivante 269) : ba couche superficielle s brun-rougeâtre est formée de cellules polyédriques â parois assez épaisses, brunâtres, au milieu desquelles on trouve des raphides et des larmes de substance résineuse brune. Ces cellules sont limitées intérieurement par une zone brune plus foncée, qui n’est pas partout également évidente et qui est formée de cellules afiâis-
lU'j. 2G8.
Fig.
sées. Au-dessous, se trouve un parenchyme p, formé de grosses cellules à parois peu épaisses, étendues dans le sens du rayon, et qui peu à peu deviennent arrondies. Toutes ces cellules
l'ig. 208. — Coupe transversale (ruii structure.
rhizome de Scpiine, montrant l’ensemble de la
I'"ig 209. — Portion grossie de la même coupe.
chcs internes, dépouillées, dans la partie extérieure, de l’amidon qu’elles êôn'tim.itenr- A' laisceau.x ligneux. ‘ ' ’
mis DE FLORENCE.
sont remplies de grains de fécule très-gros, atteignant jusqu’à 0,05 millimètres. Ces grains sont arrondis, ou quelquefois rendus polyédriques par leur pression réciproque : ils ont un hile le plus souvent étoilé, à 4,5 ou un plus grand nombre de branches. Dans l’intervalle des grains de fécule, se trouve çà et là une substance brun-rougeâtre.
Au milieu du parenchyme amylacé, se trouvent des faisceaux libro-vasculaires, très-épars, très-petits dans les trois quarts périphériques de la couche, devenant très-gros dans la partie centrale. Sous le microscope, ces faisceaux présentent un très-bel aspect. Yers le centre, se trouvent deux gros vaisseaux, et tout autour un tissu fibreux, accumulé surtout sur la face externe des vaisseaux, et dont les cellules fibreuses, extrêmement abondantes, montrent, autour d’une petite cavité centrale, un nombre considérable de zones d’accroissement, interrompues par des lignes partant en étoile du centre pour aller à la circonférence : ces lignes correspondent aux canaux poreux qui parcourent ces couches concentriques.
La Squine a une saveur peu marquée et farineuse. Elle contient de la Smilacine, comme la Salsepareille; du tannin; de l’amidon et une matière colorante.
Elle n’est pas d’ordinaire falsifiée dans le commerce. Cependant, Guibourt a indiqué diverses espèces de fausses Squines , qui se distinguent de la vraie Squine par leur moindre densité.
lUIDÉES.