TUBE UC U LES IVAUIM
la teinture d’iode, elle ne prend point la couleur bleu noir, fini apparaît si rapidement dans le Galamus. Les sels de fer produisent aussi un effet tout différent sur les deux substances: ils ne colorent point sensiblement l’Acore vrai, tandis qu’ils donnent au Faux acore une teinte verdâtre foncée, due à la présence du tannin. Ces caractères sont si marqués qu’ils nous dispensent d’insister sur les caractères de structure, qui sont cependant très-différents : une écorce plus mince, sans faisceaux fibro-vasculaires, et ne présentant ni les lacunes régulières de l’Acore, ni ses grains d’amidon, ni ses cellules à huile essentielles : une couche protectrice, â cellules épaissies sur les parois internes et étendues surtout dans le sens du rayon; enfin, des faisceaux fibro-vasculaires, moins rapprochés contre la ligne de séparation, et moins distants dans le reste de la zone.
3i. TUBERCULES D’ARUM.
Racines d’Ariim, de Gouet ou de Pied de Veau. — Tuber Ari.
Ces Tubercules de VAi'um maculatum L., plante répandue dans toute rCurope centrale, ne sont pas autre chose que des souches ou rhizomes tuhériformes, analogues à la pomme de terre. La végétation de la plante se fait en effet de la manière suivante. Un tubercule central {fig. i270), qui fournit la lige de l’année, porte à la partie inférieure des racines advenlives, et sur les parois latérales des impressions annulaires, qui sont la trace d’écailles foliacées. A l’aisselle de ces impressions, naissent des bourgeons latéraux qui grossissent, se gonflent de fécule et peuvent atteindre la grosseur d’une noisette ou d’une petite noix. Ces bourgeons se détachent à un moment donné de la plante-mère pour vivre d’une vie indépendante : ce sont eux qu’on trouve le plus souvent dans les droguiers, à l’état sec, mondés de leur épiderne.
Ils ont d’ordinaire la grosseur d’une aveline, ou d’une petite noix; ils sont ovoïdes, blanchâtres, jaunâtres par places; on trouve cependant aussi ces tubercules simplement desséchés,
rhizomes. — AROIDEES.
alors ils portent à la partie inférieure les racines adventives, grêles et cylindriques, et souvent, au-dessus, une portion flétrie, qui n’est autre qu’un tubercule de l’année précédente. Sur les parties latérales on voit nettement la trace annulaire des écailles foliacées et, à la partie supérieure, les restes des bourgeons.
Sur la coupe ces tubercules montrent une masse blanche, qu’on reconnaît au premier aspect comme gorgé de fécule. Des points et des traits jaunâtres indiquent la présence de fais-
ceaux fibro-vasculaires. L’examen microscopique montre en effet un parenchyme, dont les cellules, à parois minces, contiennent une quantité considérable d’amidon et un grand nombre de paquets de rapbides assez courtes. Câ et là des vaisseaux annelés, souvent mêlés de cellules fibreuses, se trouvent disposés au milieu de ces cellules.
Les grains de fécule sont d’un petit diamètre : en général convexes d’un côté, ils présentent de l’autre 3 ou 4 pans coupés, comme ceux du Manioc.
Il ne faut pas confondre les tubercules de V Arum maculatum L., avec ceux des Dracunculus vulgaris Schott ou Arum Serpentaire, plante du midi de la France. Ce sont ces derniers qui arrivent actuellement le plus souvent dans le commerce sous le nom d’Arum vulgaire. Ils sont en général coupés en rondelles de 4 à 5 cent, de diamètre et présentent sur la coupe un aspect semblable et au microscope une structure analogue. Ces tu-
Fhj. 270. — Tubercule d’Arum avec deux bourgeons dont un donne la tige de l’année.
CAREK DES SABLES.
hercules d’Aruni ont üi l’état frais une grande àcretc, qu’ils conservent en partie à l’état sec, mais qu’ils perdent peu i\ peu en vieillissant.
CVPÉltACÉES
Nous ne décrirons parmi les Cypéracées que le Carex «les sables ou fausse Salsepareille d’Allemagne. Le genre Cyperus fournissait autrefois à la matière médicale le Soiicket long et le Souchet rond, qui ne sont plus usités et ne méritent qu’une simple mention. Quant au Souchet comestible, dont les tubercules ovoïdes, jaunes bruns, de 1 à 1/2 centimètre de long, marqués de cercles très-rapprochés, ont une saveur douce, agréable, on pourrait l’utiliser soit comme comestible, soit comme donnant des émulsions, mais il n’a pas assez d’importance pour devoir nous arrêter davantage (1).