ÉCORCE D’ANGUSTURE
Lcorce d'Angustnre vraie. — Cortex Angusturæ sea Angostoræ.
L Éi-opcc u'Angnsi ure vraie est donnée par le Galipea officinalis Hancock, plante des bords de l’Orénoque, dans l’Amérique méridionale.
Cette écorce nous arrive dans le commerce en fragments cintrés coupés en biseau sur les bords, d’une longueur variable, ayant environ 2 cent, de largeur et une épaisseur de 2 à 3 millim. La surface extérieure est recouverte d’un tissu subéreux. plus ou moins épais et plus ou moins fongueux, d’un gris fauve, ou d’un brun parsemé de taches blanchâtres. La face interne est d’un jaune rougeâtre, quelquefois unie, le plus souvent marquée de stries longitudinales. La cassure est nette, comme résineuse et montre, dans la coupe transversale : une ligne extérieure formée par le suber blanchâtre ; une couche moyenne de couleur fauve, dans laquelle la loupe fait découvrir de nombreux points biillanls, blancs, dus à la présence de gros cristaux; et une zone interne plus épaisse, de structure feuilletée et marquée de faisceaux onduleux brunâtres, qui s’avancent en pointe vers la périphérie de l’écorce. Ces faisceaux brunâtres écartés vers la périphérie, sonL rapprochés dans la couche interne et striés par des rayons médullaires.
La description précédente se rapporte aux fragments les plus ordinaires ; on en trouve parfois dans le commerce qui sont aplatis, à périderme dense; d’autres â périderme extrêmement fongueux, mais tous présentent la même cassure et une structure analogue.
Examinés au microscope, ils montrent de dehors en dedans: une zone subéreuse, très-marquée, formée de cellules â parois peu colorées et minces dans les rangées extérieures ; à sa