‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 143 sur 331 · STORAX · texte numérisé non relu

STORAX

Styrax solide. Styrax Calamite. Baume Storax. — Résina Styracis.

Le Storax est produit par le Styrax officinale L., vulgairement nommé Aliboufier. Cet arbre croît dans la région méditerranéenne. Un le trouve en Provence, dans le midi de la France, en Italie, dans l’Orient ; mais il ne donne d’exsudation balsamique que dans la partie orientale de la région méditerranéenne. C’est en Asie Mineure qu’on récolte le produit, qu’on trouve dans les droguiers sous le nom de styrax solide, et qu’il faut distinguer avec soin de ceux que nous décrirons plus tard, comme découlant du Liquidambar orientale L. et qui ont pour base le Styrax liquide. On lui a aussi donné le nom de

STORAX.

styrax Calamite, sous lequel les anciens le désignaient, parce qu’à celle époque, on avait l’habitude de le couler dans des Calamus ou roseaux.

Actuellement le vrai Styrax Calamite est très-rare dans les pharmacies et c’est plutôt un produit curieux que vraiment utile. Guibourt en a décrit deux formes, d’après les échantillons de son droguier :

Le Storax blanc, qui est composé de larmes blanches, agglutinées ensemble, en une masse qui prend peu à peu la forme des vases qui la renferment.

11 a une odeur forte, mais très-agréable, qui rappelle à la fois le Liquidambar et la Vanille. La saveur est parfumée et douce, mais laisse un arrière-goùt d’amertume.

Le Storax amygdaloïde Oll Storax benjoin, doill la SUrfaCC a une couleur d’un brun-rouge brillant, dû à la masse d’aspect vitreux, qui enveloppe les larmes. Ces larmes sont d’un blanc jaunâtre.

L’odeur est suave et rappelle celle de la vanille. La saveur est douce et parfumée.

Le Storax n’est pas complètement soluble dans l’alcool, même bouillant : il laisse un petit résidu insoluble d'une couleur blanche ; en outre, la liqueur alcoolique filtrée se trouble en se refroidissant.

Le Storax est à proprement parler un baume plutôt qu’une résine ; il contient en effet de la résine, un peu d’huile essentielle et de l’acide benzoïde ou cinnamique. Si nous l’avons décrit ici, c’est qu'en réalité il se rapproche beaucoup du Benjoin et que nous avons cru devoir laisser à côté l’un de l’autre ces produits d’un même genre naturel.

CONVOLVULACÉES.

Nous avons déjà étudié les produits importants des Convolvulacées, en décrivant les racines de Jalap, de Scammonée et de Turbith (1, page 510 et suiv.), cl en donnant les caractères des

DES RÉSINES

EON VOLVE LACEES.

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