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ESSENCE DE CITRON

deux de l’essence elle-même : bouillant l’un â 105°, l’autre à 175°. D’après Soubciran et Capilaine, ces deux hydrocarbures ne préexisteraient pas et ne se formeraient que par l’action de l’acide chlorhydrique sur l’essence.

L’essence de Citron produit une explosion avec l’iode (1) : elle se décompose sous l’action de l'acide nitrique, en donnant lieu à un développement de vapeurs. Elle ne dissout pas ou dissout à peine le rouge de Santal ; elle ne dissout pas la fuchsine à froid, mais la réduit à chaud. L’acide sulfurique produit un trouble et une coloration rouge-brun qui, lorsqu’on ajoute de l’alcool, devient jaunâtre.

On mêle â l’essence de Citron de l’alcool et diverses essences. L’alcool se reconnaît par le procédé que nous avons indiqué dans les généralités de ce chapitre. — Quant aux essences étrangères ce sont : ou de l’essence de térébenthine, ou d’autres essences d’Aurantiacés, et particulièrement l’essence qu’on désigne sous le nom de Portugal, et qui est retirée des zestes des oranges douces.

L’essence de térébenthine a une odeur spéciale, qu’on sent très-bien lorsqu’on frotte quelques gouttes du mélange falsifié dans la paume des mains.

Quant à l’Essence de Portugal, elle a une odeur spéciale d’oranges, qu’on peut reconnaître même lorsqu’elle est mélangée à l’essence de citron. Cette essence a d’ailleurs des réactions qui rappellent beaucoup celle de citron. Son pouvoir rotatoire est de 82° vers la droite. Elle bout vers 180°eLdonneàla distillation deux huiles, dont la première a unedensité de0,65,eta un pouvoir rotatoire environ deux fois plus fort que l’essence ellemême ; la seconde a une densité représentée par 0,837.

(D D’après une communication de Scliaick (voy. Wiggcrs et llusumann, Juhresberich <ler Pharmacognosie, 18G1, p. 391), l’essence tout à fait pure no donnerait aucune réaction avec l’iode, d’où il faudrait conclure que l’essence du commerce contient toujours une certaine proportion d’essence de térébenthine.

Il I II. ES ESSENTIELLES. — AURANTIACÉES.

nos

i. ESSENCE D'ORANGES AMÈRES.

Essence de bigarade. Essence d’Orange. — Oleum Aurantii Corti'-’um.

L’Ksscnce de Itigarade est obtenue d’ordinaire par expression de l’écorce d’oranges amères {Citrus vulgaris Risso), (pie que nous avons déjà précédemment étudiée (t. I, page 283). On obtient d’ordinaire par l’expression des écorces fraîches 2,3 p. 100 d’essence, et par la distillation des écorces sèches,

L’essence est d’une couleur jaune ou incolore, suivant le procédé par lequel on l’a obtenue ; elle est fluide, a une densité qui peut varier entre 0.8 et 0,9 ; elle a une réaction neutre. Son pouvoir rotatoire est de 92° à droite, d’après Luboldt. Elle a une odeur très-pénétrante, une saveur amère.

L’iode produit une vive réaction et une détonation avec cette essence ; l’acide azotique exerce également une action trèsvivc. Le rouge de Santal s’y dissout. — Avec l’acool absolu, elle donne une liqueur tout à fait claire ; avec l’alcool à 73°, elle ne donne qu’un liquide trouble. — Avec l’acide sulfurique, il se fait un mélange trouble d’un brun rouge, qui, par l’alcool, devient d’un blanc jaunâtre, mais ne s’éclaircit pas, même par la chaleur. Au bout de un à deux jours, il s’est fait un précipité iloconneux et blanchâtre.

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