‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 204 sur 331 · IIL'IT.ES ESSENTIELLES. — ROSACÉES · texte numérisé non relu

IIL'IT.ES ESSENTIELLES. — ROSACÉES

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La lempérature, à laquelle se sépare la partie solide, varie entre 18° et 30°, et ce point dépend surtout de la quantité plus ou moins grande de stéaroptène que contient l’essence. Une essence, dont le stéaroptène ne se sépare qu’à 11°, ce qui esi rare, est une essence trôs-estimée, parce qu’elle contient surtout la partie odorante, qui est Yélœoptène.

L’essence de roses est peu soluble dans l’eau et dans l’alcool froid; elle se dissout dans l’alcool bouillant. Sa réaction est acide au papier de tournesol. Elle dissout l’iode sans vive réaction ; elle dissout le rouge de Santal. Avec l’acide nitrique, elle ne réagit que difficilement et sous l’influence de la chaleur. Elle dissout la Fuchsine à froid et la réduit à chaud. L’acide sulfurique lui donne une couleur d’un brun-rouge foncé, qui devient tout à fait limpide par l’addition de l’alcool, en prenant une couleur brune.

L’odeur de l’essence est très-forte, lorsque l’essence est concentrée; elle est très-agréable et très-douce, lorsqu’on la respire en petite quantité et au grand air, ou étendue. Cette odeur est due uniquement à l’élæoptène.

Le stéaroptène de l’essence de roses est spécifiquement plus léger que la partie liquide ; il se fond vers 33°, bout à 280° ou 300°, se volatilise complètement, et reste tout à fait sans influence sur la lumière polarisée. Il est soluble dans l’éther, dans les huiles, dans l’acide acétique concentré, dans les alcalis. Il ne se dissout pas dans l’alcool.

L’élæoplène a une odeur forte : il bout vers 210° et dévie vers la droite le plan de polarisation, mais très-faiblement, de i° environ.

L’essence de Itoses n’est pas toujours également riche en matière odorante; il peut y avoir, suivant certaines conditions et surtout suivant le climat sous lequel ont fleuri les plantes, des différences considérables. Ainsi, dans un échantillon venu des Balkans et (pii fondait à 18°, 5, M. Ilanbury n’a trouvé que 0,7 pour 100 de stéaroptène, tandis que, dans un échantillon

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