‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 207 sur 331 · RIS · texte numérisé non relu

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amères (t. I. page 393) qu’il y avait en présence dans ces graines deux éléments distincts : 1 ’amygdaline et Yémulsine ou si/naptase. Le premier de ces éléments peut, en présence de l’émulsine et de l’eau, se dédoubler et donner une certaine quantité d’acide cyanhydrique, du glucose et une essence particulière, que l’on désigne sous le nom d’essence ii’amandcg amères. Pour produire cette essence, on utilise d'ordinaire les tourteaux d’amandes amères, dont on extrait l’huile grasse par l’expression il sec. On les met en macération dans l’eau pendant vingtquatre heures; on distille ensuite, en faisant passer un courant de vapeur. On retire l’essence, on agite avec de la chaux et ensuite du perchlorure de fer, on redistille sur la chaux, sur l’oxyde de mercure, et on obtient ainsi l’essence, débarrassée de l’acide cyanhydrique et de l’acide benzoïque qu’elle contenait. On en retire 7 il S p. 1000 des Amandes: on la trouve aussi dans les graines du pêcher (3 à 4 p. 1000), et dans les feuilles de Laurier cerise (o à G p. 1000).

Cette essence, lorsqu’elle est pure, est incolore, lluide, trèsfortement réfringente, devenant â l’air d’un jaune brun, el s’épaississant un peu. La densité est représentée par 1,043; elle est donc plus lourde que l’eau. Elle bout â 180°. Elle n’exerce pas d’action marquée sur la lumière polarisée.

L’essence d’amandes amères se dissout dans 30 parties d’eau, elle se dissout facilement dans l’alcool et dans l’éther. Sa réaction est manifestement acide. Elle ne réagit que faiblement avec l’iode, qu’elle dissout lentement. Elle dissout aussi laSanlaline. Elle donne avec l’acide sulfurique une solution limpide de couleur brunâtre, qui se décolore presque complètement par l’addition de l’alcool.

L’essence débarrassée de l’acide cyanhydrique a une odeur aromatique spéciale; mais le plus souvent, ce qui domine dans les essences du commerce c’est l’odeur particulière de l’acide cyanhydrique, qui s’y trouve toujours en certaine proportion.

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