LAUR1NÉES
Un certain nombre de Laurinées contiennent, dans les cotylédons plus ou moins développés de leur graine, une matière grasse qu’on peut en extraire par expression, et qu’on obtient généralement mélangée d’une certaine quantité d’huile essentielle. L’huile de ces graines contient d’ordinaire un corps gras particulier, qu’on a nommé Laurostéarine, et qui,
Plancuo>. — Drogues simples, t. II. 26
CORPS GRAS. — LAURINÉES.
lorsqu’il esl tout à fait pur, est cristallisable en aiguilles blanches, groupées en étoiles cl en houppes, qui fondent de 44 à 46° pour ne se resolidilier ensuite qu’à 23°. La Laurostéarinc n’est pas soluble dans l’eau; elle se dissout difficilement dans l’alcool froid, mieux dans l’alcool bouillant et facilement dans l’éther.
La Laurostéarinc ne se trouve pas exclusivement dans les huiles de Laurinées : on en a constaté également la présence dans le Beurre de Dika, dans l’huile de Croton, dans la cire de Myrica, enfin dans l’huile de Coco.
Nous mentionnerons parmi les huiles grasses des Laurinées :
L 'huile de Pichurim, retirée des Fèves Pichurim, que nous avons étudiées précédemment (tom. I, p. 413 ). C’est un corps d’apparence butyreuse, d’un brun foncé, qui contient, avec de la Laurostéarine, un camphre qui paraît identique à celui de l’huile de Laurier.
L’huile du Cylicodaphne sebifera qui est employée à Java. On la retire des fruits de cette plante; elle est presque entièrement formée de Laurostéarinc, avec une petite quantité d’oléine.
L’huile des fruits mûrs du Persca gratissima Gàrtn., connu sous le nom d’ Avocatier, contient 70 parties d’oléine et 30 de palmitine. Elle s’éloigne donc par sa composition des huiles précédentes et de celle de Laurier que nous avons à étudier un peu plus en détail.