L CAOUTCHOUC
Comme élastique. — Gunimi elasticum. Résilia ela&ticn.
Le Caoutchouc existe, ainsi que nous l’avons vu, dans la plupart des sucs lalicifères ; il est formé de ces petits globules élastiques et visqueux, que le microscope montre en abondance dans ces sucs, où ils sont tenus en suspension. Aussi un grand nombre de plantes peuvent-elles donner ce produit. Nous n’indiquerons ici que les principales.
CAOITCIIOUC.
1° Tout d’abord la plante qu’on exploite surtout en Amérique : le Siphonia cla<tica Pers. ( Siphonia Ca/iuchu Ricli. , Ilev<a Guymiensis Aub., Jatropha elastica L.), et son congénère le Siphonia brasiliensis Willd., de la famille des Euphorbiacées. Ces arbres sont répandus dans l’Amérique du Sud, depuis la Guyane jusque dans la Confédération Argentine, à travers tout l’empire du Brésil.
2° Les diverses espèces de Ficus, qui fournissent maintenant une grande quantité de Caoutchouc dans les Indes Orientales : le plus important est le Ficus elastica L. ( Frostigma elasticum Miq.), qui croît dans les Indes, dans le royaume d’Assam, à Java. Pans le même groupe, le Castilloa elastica Ccrv. et VA r tueur pus integrifolia donnent du caoutchouc aux Antilles et au Mexique.
3° Des Apocynées, et particulièrement Y Hancornia speciosa Gomez, qui donne au Brésil un caoutchouc très-fin, et le Yahea gummifera , qui produit un suc analogue à Madagascar.
La manière d’obtenir le caoutchouc est très-simple. On fait des incisions plus ou moins profondes sur le tronc des arbres ; le suc s’écoule et on le recueille dans des vases. Pendant qu’il est encore fluide, on l’étend en couches assez minces sur un moule de terre, de forme variée; on laisse une couche se desséclier avant d’en ajouter de nouvelles, etlorqu’on a une épaisseur suffisante de la substance, on brise le moule, on en fait sortir les débris, par un orifice qu’on a ménagé è celte intention cL on expédie ainsi le caoutchouc sous tics formes qui varient, suivant celle du moule, en gourdes, en souliers ou même sous forme d’oiseaux, d’animaux, etc. — Actuellement, on l’expédie plus fréquemment en masses assez volumineuses, dures à l’extérieur, molles en dedans. Enfin on reçoit quelquefois en Europe le latex lui-même, non encore concrété, enfermé dans des bouteilles métalliques ou dans des gourdes en caoutchouc.
Quoi qu’il en soit de ces diverses formes, le caoutchouc une fois desséché, présente les caractères suivants : C’est une subs-