‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 6 sur 331 · ÉCORCE DE WINTER · texte numérisé non relu

ÉCORCE DE WINTER

l 'ortex W inter anus .

La véritable Écorce «le Wintcr est produite par le Dry nus Winteri Forsl., espèce de l’Amérique du Sud, et particulièrement de la Patagonie. Mais celte écorce, n’arrivant réellement pas dans le commerce, est le plus souvent remplacée dans les pharmacies par l’écorce ùuCinnamodendroncorticosumMievs. (v. page 12), dont l’apparence cl lastructure sont toutes différentes.

Il est cependant une écorce de Dry mis qui peut êLre utilisée :

c’est celle des Drymis Granatensis Mu lis, espèce très-voisine du Dry mis Winteri Forst. , avec laquelle quelques auteurs l’ont même identifiée.

Cette écorce est en morceaux cintrés, gros comme le doigt, épais de 4 à 5 millimètres :

elle est extérieurement d’une couleur blanchâtre marquée çà et là de pelites taches brunes. La coupe transversale montre une surface d’un brun rouge, parcourue de stries blanchâtres. Deux zones qui passent insensiblement de l’une à l’autre s’y font remarquer : la couche extérieure e-l, dont les éléments s’étendent dans le sens tangenticl

/ ///. 2&1. — Écorce de Dry mis Grcuicitousix .

|i ES ÉCORCES. — CANNELLACEES.

in

et la couche interne libérienne l-l manifestement rayonnante.

Cette apparence s’explique très-bien quand on examine la structure microscopique : on voit alors, dans la couche extérieure e-l, une série de cellules à parois sinueuses brunes, étendues dans le sens de la circonférence, et, au milieu de ce parenchyme, des amas irréguliers, mais étendus transversalement, de grosses cellules c p, jaunâtres, à parois épaisses contenant, dans leur petite cavité centrale, une larme de matière oléorésineuse brune rougeâtre. Ces mêmes amas se trouvent dans la zone plus interne, mais ils y forment de larges rayons, qui donnent à cette partie de l’écorce l'aspect strié qu’elle présente. Entre ces rayons se trouve un tissu formé surtout de longues cellules fibreuses, à diamètre mince et à parois peu épaisses, qui constituent le liber de l’écorce.

L’écorce de Winter du Drymis T Vinteri, telle qu’elle se trouve dans le droguier de M. Guibourt, sur un échantillon rapporté de Port-Famine, a les plus grands rapports avec celle • pie nous venons de décrire. L’apparence extérieure est à peu près la même, mais l’épaisseur beaucoup moindre, quoique cette écorce recouvre une branche de près de 9 centimètres de diamètre. En outre, la zone libérienne, quoique régulièrement striée, est moins compacte et présente moins de stries blanchâtres et beaucoup plus de lacunes. Quant à la structure microscopique, elle est tout à fait analogue et présente les mêmes amas de cellules pierreuses, disposés de la même façon au milieu des autres éléments.

L’écorce de Winter de la Nouvelle-Grenade a uneodeuraromatique cl une saveur également aromatique et en même temps acre et piquante.

C ANN El, LACÉES.

Deux espèces donnent des produits â la matière médicale : ce sont la Cannelle blanche et le (J innamodendron corlicosum Miers. La structure des écorces est analogue : toutes deux contiennent,

CANNELLE IlLANCIIK.

au-dessous d'une couche de cellules pierreuses, un parenchyme rempli de grosses cellules â oléo-résine, dans lequel s’avancent des faisceaux libériens, entremêlés eux-mêmes de cellules remplies de la même oléo-résine. Quant à. leur distinction, elle est facile : l’une d'elles est un cylindre peu épais, d’un blanc crétacé â la face interne, â cassure granuleuse; c’est la Cannelle blanche. L’autre est beaucoup plus épaisse, d’une couleur foncée à la face interne, compacte sur la coupe, de couleur brun rougeâtre, c’est le Cinnamoilendron OU Fausse Écorce de Winter.

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